Stress, dépression, peurs, phobies, troubles compulsionnels, troubles alimentaires ou sexuels, crises d’angoisse de panique, perte de confiance, d’estime de soi, etc. Dr Jean-Victor Belmère – Rabat – Maroc

Dynamique des ACEs selon les périodes de vie

Tous ces troubles dits psychologiques ont tous un dénominateur COMMUN : l’anxiété.

Je suis stupéfait de voir comme certains traitent ces manifestations, qui perturbent lourdement la vie de nos semblables, au symptôme. C’est dire que l’on « coache » ou « traite » (thérapie) la confiance en soi, la crise d’angoisse, le stress etc. comme si la cause n’existait pas !

Et je vois affluer dans mon cabinet ou par zoom une quantité de patients qui après avoir été « coachés » ou « soignés » se retrouvent dans le temps avec des pathologies semblables ou amplifiées…

Certes à court terme la thérapie ou le coaching « au symptôme » permet d’atténuer le trouble… Mais à moyen ou long terme quelle efficacité ???

Combien de patients m’expliquent qu’ils ont appliqué des méthodes de développement personnel pour travailler sur eux-mêmes et pour conséquence ils sont là… assis devant vous à exprimer leur mal-être.

Et pourtant l’anxiété est omniprésente.

Vous la sentez quand ils vous serrent la main. Quand ils vous disent bonjour…

Vous la sentez à la manière de s’assoir, de vous regarder, de parler, dans leur regard…

Et puis cette étrange sensation « électromagnétique » qui exprime la souffrance de l’anxiété…

Et puis viennent les mots qui déclenchent les émotions, les larmes, qui signent le mal-être…

Et la parole déverse le flot de situations anxieuses avec les parents, avec les relations sentimentales, avec les études, avec le métier, avec les collègues, avec le ou la conjoint(e), et puis ces situations anxieuses sans aucune cause apparente.

Et souvent, très souvent -Trop souvent ( ?) – cette anxiété térébrante qui pollue chaque moment de la vie, cette anxiété généralisée, ce trouble d’anxiété généralisée (TAG) qui va s’amplifier et s’exprimer :

        • Dans des crises de panique, d’angoisse
        • Dans des compulsions alimentaires, (boulimie, hyperphagie, anorexie…)
        • Dans des addictions (shit, cocaïne, alcool, jeux, sexe, tabagie, …)
        • Dans des tics, des obsessions, des ruminations, des gestes répétitifs (TOCs)…
        • Dans des somatisations (boule dans la gorge, dans l’estomac, difficultés à respirer, accélération du cœur, rougeur du visage, sudations excessives, bouffées de chaleur, etc.)…
        • Dans des troubles du sommeil (insomnies, réveils nocturnes, cauchemars, sommeil non réparateur, fatigue…)
        • Dans des troubles de la relation (manque de confiance en soi, timidité, manque d’estime de soi, trouble de la parole en public, peur du regard de l’autre, difficultés à savoir qui l’on est, difficultés à dire « Non », troubles de relation dans le couple, phobie sociale, phobie scolaire… etc.)
        • Dans des peurs, phobies,
        • Dans des troubles apparemment organiques : Troubles digestifs, gastriques, colon et intestin irritables, douleurs musculaires, migraines, céphalées, tremblements, douleurs articulaires erratiques, dans des paralysies, des pertes de la sensibilité (parésie),
        • Dans les stress, Car il faut préciser que la plupart du temps quand les patients parlent de stress, ils parlent de l’anxiété : « Je suis stressé » est à traduire par « je suis anxieux »

L’anxiété… L’anxiété… Toujours l’anxiété
Thérapies brèves par Mansouria El Bouchikhi (coachMansouria) et Dr Jean-Victor Belmère

L’anxiété est une souffrance source de toutes ces manifestations dont je viens de parler.

Mais traiter ces manifestations d’une manière autonome est une hérésie… Un NON-SENS !

        • Traiter une confiance en soi comme une perte de confiance en soi pure est dépourvue de bon sens…
        • Traiter une prise de poids comme une compulsion alimentaire pure est dépourvue de bon sens…
        • Traiter un stress en proposant d’apprendre à « gérer » son stress est une imbécilité crasse…
        • Traiter un TOC comme simplement une répétition impulsive et irrépressible c’est méconnaitre tous les mécanismes neurophysiologiques qui y concourent…
        • Traiter une addiction sans prendre en considération ses origines anxieuses c’est aboutir à une récidive…

Et je pourrais allonger la liste des énormités que l’on voit en coaching ou en thérapie.

Et je voudrais dire à ce sujet qu’un « bon coach » ou un « bon thérapeute » qui n’a pas été formé à la neurophysiologie, à la psychopathologie s’expose à des aggravations monstrueuses des états qu’il est sensé apaisé.

Soigné au symptôme est une aberration !

L’anxiété est une souffrance, qui altère les capacités fonctionnelles, mentales et émotionnelles.

L’anxiété a toujours une cause !

Au moment de la conception d’un enfant il y a un BIG BANG.
La pénétration d’une cellule dans une autre qui déploie une énergie considérable.

Et il se crée quelque chose.

Il se crée, ce que d’aucuns appellent l’âme, que l’on nomme aussi le moi, l’enfant intérieur, le subconscient et que je nommerai, personnellement, la conscience supérieure ou la conscience amplifiée, la subconscience…

Cette partie de soi est à l’origine de tout ce que l’on est…

Cette partie contrôle tout, tous vos systèmes, tous vos organes, tous vos métabolismes,

Au départ c’est originel, c’est totalement PUR, dépourvu de tout trouble, de toute pensée nuisible, de toute émotion intempestive.

Mais dès que le système neurologique et le cerveau se développe cette partie originelle et pure de vous, dans le ventre de votre mère, engrange des pollutions :

      • Les émotions de votre mère
      • Ses pensées
      • Ses conversations, notamment avec ses proches

Pollutions qui commencent à informer et influencer l’être pur que vous êtes.

Et puis vient le grand jour de la délivrance pour votre mère et votre venue au monde. Un grand bol d’air ! Vos poumons se déploient

Commence alors le calvaire.

Et vous êtes formatés par :

      • L’éducation : fais ceci, ne fais pas cela ! Termine ton assiette ! ETC.
      • La culture où vous vous développez (les règles de la famille, de la société, de la religion, etc.)
      • Et les croyances que l’on vous inculque (par exemple la peur du noir, des djinns, le conte de fée, les bonbons de récompense, l’instruction religieuse, etc. …)

Et la manière dont vous êtes formatés fabrique un personnage qui obéit à cette éducation, à cette culture, à ces croyances…

Mais au fond de vous… Votre subconscience a d’autres valeurs… D’ailleurs il vous arrive souvent d’entendre une petite voix qui vous dit : « Mais que fais-tu ? Ce n’est pas toi ! ».

Et ce conflit entre cet être pur et original et le personnage que vous êtes devenu crée un fond anxieux ! Un terreau d’anxiété où va pouvoir se développer la misère…

Un état anxieux plus ou moins important en fonction de votre épigénétique. Car cette confrontation peut être plus ou moins importante et anxiogène.

Sur ce fond anxieux va se faire votre développement d’enfant, d’adolescent et d’adulte jeune.

Or entre 0 et 8-10 ans – en fonction de chacun – le cerveau est immature. Il est incapable d’analyser certains événements de sa vie. Au-delà il les subit et les enregistre et deviennent des éléments pathogènes.

Cette mémorisation vécue génère l’anxiété et semble même déterminer la survenue de maladies diverses (obésité, cardiopathies, diabète) ou de troubles du comportement en matière de santé (comportements alimentaires, prise de risque, addictions…) à l’âge adulte. Cette mémorisation va jusqu’à modifier l’expression de notre épigénétique.

Et je voudrai citer Miller & Coll. à ce propos :

(Miller, G. E., Chen, E., & Parker, K. J. (2011). Psychological stress in childhood and susceptibility to the chronic diseases of aging: Moving toward a model of behavioral and biological mechanisms. Psychological Bulletin, 137(6), 959–997. https://doi.org/10.1037/a0024768 :

« … Les données les plus convaincantes proviennent d’études sur des enfants élevés dans la pauvreté ou maltraités par leurs parents, qui présentent une vulnérabilité accrue aux maladies vasculaires, aux maladies auto-immunes et à la mortalité prématurée.

Ces résultats soulèvent des questions théoriques difficiles.

Comment l’anxiété infantile pénètre-t-il sous la peau, au niveau moléculaire, pour affecter le risque de maladies ultérieures ?

Et comment y incube-t-il, donnant naissance à des maladies plusieurs décennies plus tard ?

Miller & coll. présente un modèle d’intégration biologique… qui soutient que l’anxiété infantile est « programmée » dans une cellule particulière, les macrophages, par le biais de marquages ​​épigénétiques, de modifications post-traductionnelles et de remodelage tissulaire.

Le modèle propose qu’au cours de la vie, ces tendances sont exacerbées par des tendances comportementales et une dérégulation hormonale, elle-même produit d’une exposition à l’anxiété précoce. Sur le plan comportemental, le modèle postule que l’anxiété de l’enfance engendre une vigilance excessive face aux menaces, une méfiance envers les autres, de mauvaises relations sociales, une autorégulation altérée et des choix de vie malsains. Sur le plan hormonal, l’anxiété précoce confère des schémas altérés de décharge endocrinienne et et du système nerveux autonome (végétatif). La réaction qui en résulte fait avancer les mécanismes pathogènes qui favorisent finalement les maladies chroniques »).

En réalité le cerveau immature se retrouve dans l’impossibilité d’identifier le caractère traumatique de ce qu’il vit et donc d’identifier ce qui lui fait du mal.

Il se retrouve, ainsi, confiné dans l’expérience pathogène. L’enfant va, alors, développer de graves troubles qui vont s’exprimer dans sa vie d’adolescent puis d’adulte dans l’anxiété et ses désordres (ceux décrits plus haut dans cet article).

Paradoxalement il y a eu peu d’études ou de travaux sur le sujet mis à part dans le contexte des enfants placés (Dumaret et al., 1997).

Il existe un véritable vide culturel et scientifique, qui conduit de nombreuses professions (médecins, soignants, travailleurs sociaux, psychologues et surtout coachs et thérapeutes…) à ne pas connaître, voire à occulter les liens entre le vécu traumatique des enfants, des adolescents et ses conséquences à l’âge adulte, et les conséquences en termes de santé physique et de maladies chroniques.

Mais dès 1998 les publications anglophones abondent d’articles sur la fréquence, la sévérité et les formes multiples des conséquences, à l’âge adulte. Les résultats de ces recherches sont issus d’études soit rétrospectives, soit prospectives.

Dans les années 1990 Vincent Felitti (1993), responsable du département de médecine préventive au sein de la clinique Kaiser Permanente à San Diego, en Californie, s’est engagé ces études. Elles ont abouti à la célèbre communication de 1998 (Felitti et al., 1998 https://www.ajpmonline.org/article/S0749-3797(98)00017-8/fulltext)

D’ailleurs dans la littérature scientifique internationale les termes d’Adverse Childhood Experiences (ACEs) font l’unanimité. (La première étude sur les ACEs a été menée aux États-Unis dans le cadre d’une collaboration entre les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) et le Kaiser Permanente de San Diego entre 1995 et 1997, auprès d’une cohorte d’adultes (n=17 000) nés entre 1900 et 1978.)

Dynamique des ACEs selon les périodes de vie

Mon approche thérapeutique tient compte de ces données scientifiques et de mes connaissances en physiologie, physiopathologie et tout particulièrement en neurophysiologie. Elle tient compte de mon passé de chirurgien de médecin clinicien, activité exercée depuis bientôt 50 ans.

Classiquement l’anxiété semble avoir des moyens thérapeutiques bien codifiés :

      • Thérapie de la parole :
        • Psychothérapie spécifique
        • Thérapie des schémas
        • Thérapie cognitivo-comportementale
      • Médicaments anxiolytiques voire antidépresseurs (benzodiazépines, inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine)

Les indications thérapeutiques varient selon le trouble anxieux, mais impliquent généralement l’association d’une psychothérapie spécifique du trouble et d’un traitement pharmacologique.Les classes de médicaments les plus couramment utilisés sont les benzodiazépines et les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine

Et alors ?

On sait maintenant, avec le recul et l’expérience des thérapies ayant débutées au début du XXème siècle et se sont intensifiées au cours de la deuxième partie du XXème surtout après la 2eme guerre mondiale, on sait maintenant :

        • Que la thérapie par la parole demande du temps et la multiplication de séances sur plusieurs mois, voire plusieurs années, avec des résultats très aléatoires…
        • Que les thérapies médicamenteuses marchent dans les formes mineures avec des durée de traitement courts. Beaucoup de patients ingurgitent ces médicaments sur des années voire des décennies et, en contre-coup, deviennent dépendants…

Avec l’expérience clinique, des adaptations je me suis tourné vers ce qui m’a donné les meilleurs résultats sur du moyen-terme 10 – 15 séances et une stabilité sur le long terme.

J’utilise un mix que j’ai mis au point avec le temps et que j’adapte, en permanence, entre l’hypnose, l’EMDR, la thérapie des schémas, la TCC et l’EFT et que je détermine en fonction du patient qui est en face de moi et de la manière dont il évolue.

En réalité le cerveau crée des routines. Et j’utilise ces routines du cerveau pour vous débarrasser d’une manière profonde et durable tous les troubles dont j’ai parlé plus haut :

      • Dans des crises de panique, d’angoisse…
      • Dans des compulsions alimentaires, (boulimie, hyperphagie, anorexie…)
      • Dans des addictions (shit, cocaïne, alcool, jeux, sexe, tabagie, …)
      • Dans des tics, des obsessions, des ruminations, des gestes répétitifs (TOCs)…
      • Dans des somatisations (boule dans la gorge, dans l’estomac, difficultés à respirer, accélération du cœur, rougeur du visage, sudations excessives, bouffées de chaleur, etc.)…
      • Dans des troubles du sommeil (insomnies, réveils nocturnes, cauchemars, sommeil non réparateur, fatigue…)
      • Dans des troubles de la relation (manque de confiance en soi, timidité, manque d’estime de soi, trouble de la parole en public, peur du regard de l’autre, difficultés à savoir qui l’on est, difficultés à dire « Non », troubles de relation dans le couple, phobie sociale, phobie scolaire… etc.)
      • Dans des peurs, phobies,
      • Dans des troubles apparemment organiques : Troubles digestifs, gastriques, colon et intestin irritables, douleurs musculaires, migraines, céphalées, tremblements, douleurs articulaires erratiques, dans des paralysies, des pertes de la sensibilité (parésie),
      • Dans les stress

Mais mes indications thérapeutiques feront l’objet d’un autre article

Mots clés

Anxiété, abus sexuel, violence domestique, violence conjugale, violence domestique, maltraitance, enfants de parents handicapés, harcèlement, abus de substance, alcoolisme, fumeur, obésité, activité physique, dépression, suicide, comportement sexuel, maladies sexuellement, cardiopathie, Adverse Childhood Experiences, ACE,

L’expression sous forme d’anxiété, d’angoisses, de phobies, de paniques, de mal-être etc. du Stress Post Traumatique – Dr JV Belmère – COTEHY – Rabat – Maroc

Le lieu de sécurité essentiel pour sortir du trauma

Étudiant en médecine et externe je gagnais ma vie en faisant des gardes de nuit dans une clinique de la banlieue toulousaine et notamment en secteur « fermé »…

J’ai passé beaucoup de nuits dans cette unité (en moyenne 4 par semaine pdt deux ans), ce qui m’exposait à des choses que les psychiatres ne voyaient jamais pendant leurs brèves visites ou n’entendaient pas lors de leur « consultation »
Quand les patients ne pouvaient pas dormir, emmitouflés dans leur robe de chambre, ils venaient souvent parler dans la pénombre du poste des infirmiers (appelé pudiquement tisanerie).

Le calme de la nuit et les psychotropes prescrits semblant les désinhiber ,

ils me racontaient avoir été frappés, agressés ou violés, souvent par leurs parents, d’autres membres de la famille, des voisins ou des camarades de classe.
Ils évoquaient les nuits où, couchés dans leur lit, ils entendaient leur père battre leur mère, leurs parents se lancer d’horribles menaces, des
bruits de meubles brisés.
D’autres racontaient comment, quand leur père rentrait ivre, ils guettaient ses pas sur le palier, attendant son entrée dans la chambre où il les tirait du lit pour les punir d’une faute imaginaire.
Plusieurs femmes se rappelaient, petite fille, comme elles restaient éveillées, immobiles dans leur lit, dans l’attente de l’inévitable : un frère ou un père se glissant dans leur chambre pour les « toucher » ou pire

Toutes ces souvenirs enfouis à l’âge adulte

mais profondément ancrés et qui sous l’action de déclencheurs anodins revivifient ces terreurs s’exprimant sous forme d’anxiété, d’angoisses, de phobies, de paniques, de mal-être etc. etc. Et tout cela constitue le Stress Post Traumatique que les psychiatres ou les psychologues continuent à traiter comme des pathologies lambda souvent par la parole, mais encore trop souvent, malheureusement, par des molécules thérapeutiques (médicaments : anxiolytiques, antidépresseurs, neuroleptiques etc.)… Nous sommes pourtant au XXIème siècle et de très études ont étudié ces stress post traumatique… et leur résultats semblent être ignorés par la majorité des professionnels de santé…

Le traitement du stress post traumatique – Dr Belmère – COTEHY – Rabat – Maroc

Le problème, dans le traitement du traumatisme, du stress post traumatique

n’est pas seulement d’affronter le passé mais, plus encore, d’améliorer la qualité de l’expérience quotidienne.
L’une des raisons pour lesquelles les souvenirs traumatiques finissent par dominer dans le syndrome de stress post traumatique est que, pour ceux qui en sont affectés, il est extrêmement difficile de se sentir pleinement vivant dans le présent.
Quand on ne peut pas être tout à fait là, on se replie quelque part où on a eu l’impression d’être vivant – même si cet endroit est plein d’horreurs et de souffrances.
Beaucoup d’approches thérapeutiques du SSPT se concentrent sur la désensibilisation au passé, dans l’espoir que la réexposition au traumatisme diminuera les explosions émotionnelles et les flash-back.
À mon avis, ces méthodes, de désensibilisation du passé, sont fondées sur une incompréhension de ce qui se passe dans le stress traumatique.
Nous devons, avant tout, aider les patients à vivre pleinement et en sécurité dans le présent.
Voir mon article sur le traitement spécifique

Le stress post-traumatique – Dr Jean-Victor Belmère – COTEHY – Rabat – Maroc

Psychologie et Psyché Hypnose

Le stress post-traumatique – Dr Jean-Victor Belmère – COTEHY – Rabat

Au début de mes gardes en clinique psychiatrique,

j’ai été frappé par le contraste entre la complexité incroyable de notre esprit, de nos modes de communication et d’attachement, et le peu de connaissance des psychiatres quant à la cause des problèmes qu’ils avaient à traiter.

Et une question m’a taraudé : en saurons-nous un jour autant sur le cerveau, sur l’esprit et l’amour que sur les autres mécanismes du corps humain ?

Nous en sommes, à l’évidence, bien loin ; mais la naissance de trois nouvelles branches de la science a fait exploser le savoir sur les effets du traumatisme psychologique, des mauvais traitements et de l’abandon.

Neurosciences, Psychopathologie des développement, neurobiologie interpersonnelle

Ces disciplines récentes sont :

      • les neurosciences (je suis Maitre de Conférence Agrégé en Neurophysiologie) qui étudient la manière dont le cerveau traite les processus mentaux ;
      • la psychopathologie du développement qui étudie l’impact des mauvaises expériences sur le développement de l’esprit et du cerveau ;
      • la neurobiologie interpersonnelle qui étudie l’influence du comportement sur les émotions, la biologie et les attitudes de l’entourage.

Les recherches dans ces jeunes disciplines ont révélé que le traumatisme crée de réels changements physiologiques, parmi lesquels un recalibrage du système d’alerte du cerveau, une augmentation de la sécrétion hormones du stress, et des variations dans la structure qui filtre les informations, retenant celles qui sont pertinentes.

Nous savons aujourd’hui que le traumatisme affecte l’aire cérébrale qui donne la sensation physique d’être en vie.

Ces dégradations expliquent pourquoi les traumatisés deviennent hypervigilants à la menace, au lieu de s’impliquer totalement dans leur vie quotidienne

Elles nous aident aussi à comprendre pourquoi ils se heurtent sans cesse aux mêmes problèmes et ont tant de mal à tirer des leçons de l’expérience.

Les comportements ne sont pas le fruit de défaillances psychologiques

Il est maintenant établi que leurs comportements ne sont pas le fruit de défaillances morales, ni des signes de manque de volonté ou de mauvais caractère, mais sont causés par de vraies altérations cérébrales.

Un tel accroissement des connaissances sur les processus en arrière-plan du traumatisme a aussi permis de trouver de nouveaux moyens d’apaiser le mal ou même de le soulager complètement.

Grâce à la découverte de la plasticité naturelle du cerveau, nous pouvons mettre au point des méthodes qui aident les patients à se sentir pleinement vivants dans le présent et à avancer.

En gros, trois types de traitements s’offrent à eux :

      1. La thérapie « de haut en bas », la thérapie de la parole, qui consiste à parler, à s’ouvrir (à nouveau) aux autres, et à s’autoriser à comprendre ce qui se passe en soi, tout en travaillant sur les souvenirs du traumatisme ; Cette thérapie issue de la psychanalyse et que tous les psychologues et psychiatres utilisaient au XXème siècle est maintenant quasi obsolète. De nos jours, au XXIème siècle, toutes ces disciplines dérivées de la psychanalyse ne servent à rien. On ne guérit pas par la parole ! Les thérapeutes croyaient dur comme fer à la capacité du verbe à résoudre le traumatisme. Cette conviction remonte à 1893, l’année où Freud et son mentor Breuer écrivaient que les symptômes du trauma disparaissaient « immédiatement et sans retour quand on réussissait à mettre en pleine lumière le souvenir de l’incident déclenchant, à éveiller l’affect lié à ce dernier et quand, ensuite, le malade décrivait ce qui lui était arrivé de façon forte détaillée et en donnant à son émotion une expression verbale ».

        Ce n’est, malheureusement, pas aussi simple.

      2. La prise de médicaments qui bloquent les réactions d’alerte inadéquates, ou modifient par d’autres moyens la façon dont le cerveau organise l’information. Avec le recul du XXème siècle on sait très bien que ces médicaments doivent être réservés à quelques cas chez lesquels existent des désordres organiques. Et pourtant l’industrie pharmaceutique et ses informateurs ont banalisé ces thérapies médicamenteuses et l’on voit des patients qui sont « accro » à ces médicaments et continuent d’en prendre tous les jours depuis plus de 10, 20, 30 ans sans résultats probants;
      3. L‘approche « de bas en haut », qui revient à permettre au corps d’avoir des expériences qui contrarient viscéralement l’impuissance, la rage ou l’effondrement liés au traumatisme. Et faire analyser ces manifestations par le cerveau profond, par la « conscience supérieure » est de nos jours la plus efficace dans la sédation des manifestations de stress post traumatique (hypnose, hypnothérapie des schémas, EMDR, hypnothérapie comportementale, neurofeedback, Yoga, etc. etc.)

Quand on pense stress post-traumatique,

on évoque éventuellement les guerres, et en particulier les vétérans du Vietnam, d’Afghanistan ou d’autres guerres dans le monde Il n’est guère besoin d’être soldat, ni de visiter un camp de réfugiés au Congo ou en Syrie pour être confronté au traumatisme.

Tout un chacun est concerné, ses amis, sa famille, ses voisins.

Une recherche menée par les centres de contrôle et de prévention des maladies (CCPM) a montré que, quelle que soit la société et la culture, un individu sur cinq avait été sexuellement agressé dans son enfance, un sur quatre battu par un parent au point d’en garder la cicatrice, et un tiers des couples se livre à la violence physique, un quart des adultes a grandi avec des proches alcooliques, et un sur huit a vu sa mère battue

L’espèce humaine est extrêmement résiliente.

Depuis des temps immémoriaux, les hommes ont mené des guerres sans merci, surmonté d’innombrables catastrophes, des violences et des trahisons intimes.

Mais, que ce soit à grande échelle (sur l’histoire et sur la culture) ou dans les familles où de sombres secrets se transmettent à travers les générations, les expériences traumatiques laissent bel et bien des traces.

Elle marque aussi les émotions et les esprits, l’aptitude à l’amour et à la joie, et même l’organisme et le système immunitaire

Le traumatisme affecte ceux qui en souffrent directement, mais aussi leurs proches.

Les crises de rage et L’absence émotionnelle des soldats revenus des combat, peuvent effrayer leur famille. Les épouses des traumatisés sont souvent déprimées, et les enfants de mères dépressives risquent de manquer de confiance en eux d’être anxieux.

L’exposition très jeune à la violence familiale vient souvent entraver ultérieurement l’établissement de relations stables et de confiance.

Le traumatisme est par définition insupportable

La plupart des combattants, des victimes de viol et des enfants qui ont été agressés sexuellement ou plus souvent maltraités sont si bouleversés quand ils pensent à ce qu’ils ont subi qu’ils tentent de chasser cette expérience de leur esprit, de faire comme si de rien n’était et de passer à autre chose.

Il faut énormément d’énergie pour continuer à vivre en gardant le souvenir de la terreur, avec la honte d’avoir été si faible et vulnérable.

L’Homme a beau vouloir dépasser le traumatisme, la zone cérébrale chargée d’assurer sa survie, profondément enfouie sous l’aire rationnelle du cerveau, n’est pas très douée pour le déni.

Longtemps après la fin d’une expérience traumatisante, le moindre signe de danger peut la réactiver, mobiliser des circuits cérébraux perturbés et provoquer une sécrétion importante d’hormones de stress.

Cela engendre des émotions pénibles, d’où des sensations très vives et des impulsions agressives.

Ces réactions post-traumatiques semblent incompréhensibles et irrépressibles.

Incapables de se contrôler, les rescapés d’un traumatisme craignent souvent d’être profondément atteints et incurables.

Le défi est le suivant : peut-on apprendre à surmonter les séquelles d’un traumatisme pour reprendre la barre de son navire intime, et comment ?

La compréhension, la parole et les rapports humains peuvent aider, et les médicaments arrivent à freiner l’hyperactivité des systèmes d’alerte.

Mais nous verrons aussi que l’on peut transformer les empreintes du passé via des expériences physiques qui contrecarrent directement la rage, l’impuissance et l’effondrement causés par le traumatisme, ce qui permet de retrouver la maitrise de soi

Je n’ai pas de préférence quant au mode de traitement, car aucune approche n’est bonne pour tout le monde et je pratique l’ensemble des thérapies que j’ai cité plus haut. Chacune est susceptible d’amener des changements profonds, selon la nature du problème et le caractère du patient.

Le stress post-traumatique – Dr Jean-Victor Belmère – COTEHY – Rabat

Psychologie et Psyché Hypnose

Le stress post-traumatique – Dr Jean-Victor Belmère – COTEHY – Rabat

Au début de mes gardes en clinique psychiatrique,

j’ai été frappé par le contraste entre la complexité incroyable de notre esprit, de nos modes de communication et d’attachement, et le peu de connaissance des psychiatres quant à la cause des problèmes qu’ils avaient à traiter.

Et une question m’a taraudé : en saurons-nous un jour autant sur le cerveau, sur l’esprit et l’amour que sur les autres mécanismes du corps humain ?

Nous en sommes, à l’évidence, bien loin ; mais la naissance de trois nouvelles branches de la science a fait exploser le savoir sur les effets du traumatisme psychologique, des mauvais traitements et de l’abandon.

Neurosciences, Psychopathologie des développement, neurobiologie interpersonnelle

Ces disciplines récentes sont les neurosciences (pour laquelle j’ai une agrégation) qui étudient la manière dont le cerveau traite les processus mentaux ; la psychopathologie du développement qui étudie l’impact des mauvaises expériences sur le développement de l’esprit et du cerveau ; et la neurobiologie interpersonnelle qui étudie l’influence du comportement sur les émotions, la biologie et les attitudes de l’entourage.

Les recherches dans ces jeunes disciplines ont révélé que le traumatisme crée de réels changements physiologiques, parmi lesquels un recalibrage du système d’alerte du cerveau, une augmentation de la sécrétion hormones du stress, et des variations dans la structure qui filtre les informations, retenant celles qui sont pertinentes.

Nous savons aujourd’hui que le traumatisme affecte l’aire cérébrale qui donne la sensation physique d’être en vie.

Ces dégradations expliquent pourquoi les traumatisés deviennent hypervigilants à la menace, au lieu de s’impliquer totalement dans leur vie quotidienne

Elles nous aident aussi à comprendre pourquoi ils se heurtent sans cesse aux mêmes problèmes et ont tant de mal à tirer des leçons de l’expérience.

Pas le fruit de défaillances psychologiques

Il est maintenant établi que leurs comportements ne sont pas le fruit de défaillances morales, ni des signes de manque de volonté ou de mauvais caractère, mais sont causés par de vraies altérations cérébrales.

Un tel accroissement des connaissances sur les processus en arrière-plan du traumatisme a aussi permis de trouver de nouveaux moyens d’apaiser le mal ou même de le soulager complètement.

Grâce à la découverte de la plasticité naturelle du cerveau, nous pouvons mettre au point des méthodes qui aident les patients à se sentir pleinement vivants dans le présent et à avancer.

En gros, trois types de traitements s’offrent à eux :

      1. La thérapie « de haut en bas », la thérapie de la parole, qui consiste à parler, à s’ouvrir (à nouveau) aux autres, et à s’autoriser à comprendre ce qui se passe en soi, tout en travaillant sur les souvenirs du traumatisme ; Cette thérapie issue de la psychanalyse et que tous les psychologues et psychiatres utilisaient au XXème siècle est maintenant révolue. Or de nos jours que toutes ces disciplines dérivées de la psychanalyse ne sert à rien. On ne guérit pas par la parole ! Les thérapeutes croyaient dur comme fer à la capacité du verbe à résoudre le traumatisme. Cette conviction remonte à 1893, l’année où Freud et son mentor Breuer écrivaient que les symptômes du trauma disparaissaient « immédiatement et sans retour quand on réussissait à mettre en pleine lumière le souvenir de l’incident déclenchant, à éveiller l’affect lié à ce dernier et quand, ensuite, le malade décrivait ce qui lui était arrivé de façon forte détaillée et en donnant à son émotion une expression verbale ».

        Ce n’est, malheureusement, pas aussi simple.

      2. La prise de médicaments qui bloquent les réactions d’alerte inadéquates, ou modifient par d’autres moyens la façon dont le cerveau organise l’information. Avec le recul du XXème siècle on sait très bien que ces médicaments doivent être réservés à quelques cas chez lesquels existent des désordres organiques. Et pourtant l’industrie pharmaceutique et ses informateurs ont banalisé ces thérapies médicamenteuses et l’on voit des patients qui sont « accro » à ces médicaments et continuent d’en prendre tous les jours depuis plus de 10, 20, 30 ans sans résultats probants.
      3. L‘approche « de bas en haut », qui revient à permettre au corps d’avoir des expériences qui contrarient viscéralement l’impuissance, la rage ou l’effondrement liés au traumatisme. Et faire analyser ces manifestations par le cerveau profond, par la « conscience supérieure » est de nos jours la plus efficace dans la sédation des manifestations de stress post traumatique (hypnose, hypnothérapie des schémas, EMDR, hypnothérapie comportementale, neurofeedback, Yoga, etc. etc.)

Quand on pense stress post-traumatique,

on évoque éventuellement les guerres, et en particulier les vétérans du Vietnam, d’Afghanistan ou d’autres guerres dans le monde Il n’est guère besoin d’être soldat, ni de visiter un camp de réfugiés au Congo ou en Syrie pour être confronté au traumatisme.

Tout un chacun est concerné, ses amis, sa famille, ses voisins.

Une recherche menée par les centres de contrôle et de prévention des maladies (CCPM) a montré que, quelle que soit la société et la culture, un individu sur cinq avait été sexuellement agressé dans son enfance, un sur quatre battu par un parent au point d’en garder la cicatrice, et un tiers des couples se livre à la violence physique, un quart des adultes a grandi avec des proches alcooliques, et un sur huit a vu sa mère battue

L’espèce humaine est extrêmement résiliente.

Depuis des temps immémoriaux, les hommes ont mené des guerres sans merci, surmonté d’innombrables catastrophes, des violences et des trahisons intimes.

Mais, que ce soit à grande échelle (sur l’histoire et sur la culture) ou dans les familles où de sombres secrets se transmettent à travers les générations, les expériences traumatiques laissent bel et bien des traces.

Elle marque aussi les émotions et les esprits, l’aptitude à l’amour et à la joie, et même l’organisme et le système immunitaire

Le traumatisme affecte ceux qui en souffrent directement, mais aussi leurs proches.

Les crises de rage et L’absence émotionnelle des soldats revenus des combat, peuvent effrayer leur famille. Les épouses des traumatisés sont souvent déprimées, et les enfants de mères dépressives risquent de manquer de confiance en eux d’être anxieux.

L’exposition très jeune à la violence familiale vient souvent entraver ultérieurement l’établissement de relations stables et de confiance.

Le traumatisme est par définition insupportable

La plupart des combattants, des victimes de viol et des enfants qui ont été agressés sexuellement ou plus souvent maltraités sont si bouleversés quand ils pensent à ce qu’ils ont subi qu’ils tentent de chasser cette expérience de leur esprit, de faire comme si de rien n’était et de passer à autre chose.

Il faut énormément d’énergie pour continuer à vivre en gardant le souvenir de la terreur, avec la honte d’avoir été si faible et vulnérable.

L’Homme a beau vouloir dépasser le traumatisme, la zone cérébrale chargée d’assurer sa survie, profondément enfouie sous l’aire rationnelle du cerveau, n’est pas très douée pour le déni.

Longtemps après la fin d’une expérience traumatisante, le moindre signe de danger peut la réactiver, mobiliser des circuits cérébraux perturbés et provoquer une sécrétion importante d’hormones de stress.

Cela engendre des émotions pénibles, d’où des sensations très vives et des impulsions agressives.

Ces réactions post-traumatiques semblent incompréhensibles et irrépressibles.

Incapables de se contrôler, les rescapés d’un traumatisme craignent souvent d’être profondément atteints et incurables.

Le défi est le suivant : peut-on apprendre à surmonter les séquelles d’un traumatisme pour reprendre la barre de son navire intime, et comment ?

La compréhension, la parole et les rapports humains peuvent aider, et les médicaments arrivent à freiner l’hyperactivité des systèmes d’alerte.

Mais nous verrons aussi que l’on peut transformer les empreintes du passé via des expériences physiques qui contrecarrent directement la rage, l’impuissance et l’effondrement causés par le traumatisme, ce qui permet de retrouver la maitrise de soi

Je n’ai pas de préférence quant au mode de traitement, car aucune approche n’est bonne pour tout le monde et je pratique l’ensemble des thérapies que j’ai cité plus haut. Chacune est susceptible d’amener des changements profonds, selon la nature du problème et le caractère du patient.

CoachMansouria MasterCoach internationale diplômée de l’Institut de Coaching International de Genève – Suisse

Mansouria El Bouchikhi Master Coach

CoachMansouria Mme Mansouria El Bouchikhi Belmère

CoachMansouria est MasterCoach internationale diplômée de l’Institut de Coaching International de Genève – Suisse

Mme Mansouria est installée à Rabat – Maroc – depuis juillet 2017, mais exerce partout dans le monde… Elle dirige la société COTEHY société spécialisée dans les prestations de thérapies brèves, incluant le développement personnel, le coaching de vie, l’accompagnement personnel et professionnel, l’hypnose, la TCC, la thérapie des schémas, le CLEEN et l’exceptionnelle thérapie des émotions la TEAME mis au point conjointement avec le Dr Jean-Victor Belmère.

Son adresse est à Rabat Quartier Hassan (Hay Hassan) COTEHY 38 rue du Chellah à Rabat – Hay Hassan – Royaume du Maroc

ATTENTION certains sites marocains essaient de se faire passer pour elle en référençant son nom « CoachMansouria » il s’agit de truands du coaching et une action de justice est en cours.

Méditations guidées – Ramadan

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Le ramadan

Mois sacré pour les musulmans, le ramadan fait partie des cinq piliers de l’islam.
Le ramadan, mois sacré pour les musulmans, commémore la révélation du Coran au prophète Mahomet (sourate 2, 185). Il est le quatrième des cinq piliers de l’islam. Le jeûne fait donc partie des prescriptions qui incombent aux croyants musulmans, avec la shahâda (profession de foi attestant qu’il n’y a de dieu que Dieu et que Mahomet est son messager), la salât (prière), la zakât (aumône) et le hajj (pèlerinage aux lieux saints de La Mecque).

Quelles sont les origines du ramadan ?

Le mot ramadan signifie, en français, « grande chaleur » et désigne le neuvième mois du calendrier lunaire musulman. Dans la société arabe préislamique, il s’agissait d’un mois de trêve qui avait, peut-être, une lointaine parenté avec les périodes sacrées du christianisme (carême) ou du judaïsme (Yom Kippour). Il pouvait aussi correspondre à une nécessaire inactivité civile et militaire en période de canicule.
Le 27e jour du ramadan commémore la « nuit du destin » où l’ange Gabriel (Djibril) serait apparu pour la première fois au prophète Mahomet afin de lui révéler le Coran. Ce mois de jeûne est par conséquent étroitement lié au texte sacré musulman, dont le premier verset révélé est « Lis ! » (sourate 96, 1).
Aussi les musulmans sont-ils invités à relire l’intégralité du Coran durant ce mois de ramadan, d’où l’institution d’une séance supplémentaire de prières communes (tarawih), le soir, dans les mosquées, uniquement durant cette période de l’année – tradition que certains font remonter au deuxième calife Omar (579-644).
Ce mois a donc une signification musulmane à proprement parler, tout en ayant aussi sans doute des origines païennes, à l’instar de certaines fêtes chrétiennes issues du judaïsme et de la religion cananéenne, voire romaine (Pâques, par exemple, correspond à une ancienne fête de printemps, et Noël à une célébration du solstice d’hiver).
Lors de son installation à Médine, le Prophète avait ordonné un jour de jeûne (Achoura), fixé le dixième jour de l’année, sur le modèle du jeûne juif obligatoire de Yom Kippour (jour du Grand Pardon). Cependant, quelques années plus tard, Mahomet choisit un autre temps d’abstinence, plus étendu et plus contraignant, après la révélation d’une nouvelle série de versets. Désormais, les fidèles jeûnent durant tout le mois du calendrier lunaire musulman appelé ramadan.

Que dit le Coran ?

« Le Coran a été révélé durant le mois de Ramadan. C’est une Direction pour les hommes ; une manifestation claire de la Direction et de la Loi. Quiconque d’entre vous, verra la nouvelle lune, jeûnera le mois entier. Celui qui est malade ou celui qui voyage jeûnera ensuite le même nombre de jours. Dieu veut la facilité pour vous, il ne veut pas, pour vous, la contrainte. Achevez cette période de jeûne ; exaltez la grandeur de Dieu qui vous a dirigés (…). » Sourate 2, 185-187

Quand commence-t-il ?

Le neuvième mois étant mobile (il avance d’une dizaine de jours chaque année), la « grande chaleur » peut être célébrée en plein hiver. La période de jeûne commence au début de la nouvelle lune, pour s’achever au début du cycle lunaire suivant.
Les savants musulmans observent l’astre à l’œil nu ou à l’aide d’instruments optiques pour déclarer l’ouverture ainsi que la fin du ramadan, ce qui laisse toujours une incertitude quant aux dates exactes. En effet, même si les calculs astronomiques permettent de connaître précisément le jour de la nouvelle lune, la tradition veut que l’astre soit observable par l’œil humain. Les musulmans appellent cette période d’incertitude la « nuit du doute ».

Quelles obligations s’imposent aux croyants ?

Le ramadan est un mois où les croyants s’abstiennent de manger et de boire, de fumer ainsi que d’avoir des relations sexuelles tout au long de la journée. Avant l’aube, le croyant se lève pour le suhur (ou repas de l’aube) afin de se nourrir et de s’hydrater pour la journée. Il effectue ensuite une première prière (fajr).
Peu après le coucher du soleil (« lorsqu’il n’est plus possible de distinguer le fil noir du fil blanc », dit la tradition), la journée s’achève avec la rupture du jeûne, généralement au moyen d’une datte et d’un verre de lait ou d’eau, en disant bismillah (« au nom de Dieu »). Vient ensuite le moment de prendre un repas (iftar), généralement en famille ou à la mosquée,. Une cinquième et ultime prière (isha) a lieu avant que le cycle ne reprenne le jour suivant.

Est-il possible de ne pas jeûner ?

Il existe de nombreuses exceptions au jeûne. Dans le principe, il ne doit pas devenir une contrainte dangereuse pour la santé, aussi un malade, une femme enceinte, un voyageur ou un sportif professionnel peuvent tout à fait s’abstenir de jeûner.
Pour les Jeux olympiques de Londres, en 2012, des chefs religieux de nombreux pays musulmans ont produit des fatwas (avis juridiques sur des questions particulières) qui exemptaient les sportifs du jeûne, les considérant comme des voyageurs. Les jeunes impubères ne sont pas censés jeûner, de même que les personnes âgées et les femmes qui allaitent ou se trouvent en période de règles.
Le premier jeûne du ramadan peut intervenir entre 12 et 15 ans. Dans les familles de culture musulmane, on prépare parfois les enfants en leur proposant de courts jeûnes de quelques jours, à partir de 7 ans. Il est possible de rattraper les jours non jeûnés plus tard dans l’année, à condition de ne pas le faire le jour de la fin du ramadan. Ceux qui n’ont pas pu répondre à cette prescription sont, par ailleurs, priés de contribuer davantage à l’aumône destinée aux nécessiteux.

Quels sont les moments-clés ?

Deux temps importants ponctuent le mois de ramadan : Laylat-el-Qadr (la « nuit du destin », au 27e jour du ramadan) et l’Aïd-el-Fitr qui en marque la fin. La « nuit du destin », décrite « meilleure que mille mois » dans la sourate 97, correspond à la première révélation du Coran par l’archange Gabriel (Djibril) au prophète Mahomet. A cette occasion, de nombreux musulmans prient tout ou partie de la nuit et se recueillent dans les mosquées.
L’Aïd-el-Fitr, fête de fin du ramadan, a lieu le premier jour du mois lunaire suivant. Elle constitue une des plus grandes fêtes reconnues dans tout le monde musulman, avec l’Aïd-el-Kébir, qui commémore le sacrifice d’Abraham.
Le jour de l’Aïd-el-Fitr, il est de coutume de revêtir ses plus beaux habits, de rendre visite à sa famille ou à ses amis et de partager avec eux un grand repas. On offre aux enfants des cadeaux. Le dernier jour du ramadan est aussi l’occasion de s’acquitter d’une aumône spéciale (zakât el-fitr) pour les nécessiteux et les indigents. Elle doit être offerte avant la prière de l’Aïd.

Quel est le sens spirituel du jeûne ?

Au-delà des aspects purement physiques du jeûne, le mois du ramadan est également un mois de profonde piété et de dévotion qui vise à développer l’endurance du croyant, mais aussi sa patience. Le sens spirituel du jeûne l’invite à se purifier, à se tourner vers Dieu, ainsi qu’à se détacher des biens matériels pour se souvenir de l’essentiel. Le ramadan est une période propice à la générosité et à la manifestation de son altruisme.
Pour que le jeûne soit « accepté », ou « validé », par Dieu, il est indispensable que le fidèle le fasse avec sérieux et dévotion, et non de manière mécanique ou détachée. De nombreux croyants, parfois moins fervents le reste de l’année, profitent de ce moment pour se rendre à la mosquée et prier.
Enfin, le ramadan est la période où les musulmans du monde entier sont en communion. Il revêt donc une dimension sociale très forte, notamment pour les membres de la communauté qui ne vivent pas dans un pays musulman.

En quoi le ramadan est-il différent du carême ?

Le carême (du latin quadragesimus) est une période de quarante jours avant Pâques. Il commémore la retraite de Jésus de quarante jours dans le désert, allusion aux quarante ans passés par le peuple hébreu dans le Sinaï lors de l’Exode d’Egypte.
Les obligations du carême ont beaucoup évolué au cours de l’histoire et comportaient, au Moyen Age, de strictes exigences de jeûne et d’abstinence sexuelle. Aujourd’hui, seul le mercredi des Cendres et le Vendredi saint comportent, en France, une proposition de jeûne pour les adultes. Comme le ramadan, le carême est un temps de prière et de partage.

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