Les troubles anxieux – La peur – Le Stress

 La peur est à l’origine de ces états anxieux

les circuits de la peur ont été bien identifié dès les années 70 par Joseph Ledoux et son équipe à l’Université de New York.

Il existe deux circuits de la PEUR :

La perception est dirigée au niveau du thalamus vers l’amygdale, d’une part, et
vers le cortex visuel d’autre part.

L’amygdale génère la réponse physique émotionnelle avant même que le cortex visuel ait pu traiter l’information…

Le traitement par le cortex permet de moduler la réponse émotionnelle.

Ce mécanisme élaboré depuis des millions d’années permet une réponse rapide face à un danger… Mais il y a parfois des dérapages par inhibition ou au contraire par accentuation (les phobies ont sont un bon exemple de cette exagération de la peur).

L’amygdale joue le rôle de mémoire émotionnelle inconsciente, indépendante du cortex et de la cognition..

Les deux circuits de la peur

La peur a un intérêt évolutif évident. Il est primordial pour un être vivant de se souvenir de ce qui peut constituer un danger pour lui… D’y répondre le plus rapidement possible…

Deux circuits neuronaux y concourent, un long et un court :
– le circuit court permet une réponse rapide, avant même que le cortex visuel ne l’ait interprété. C’est un réflexe archaïque (acquis)
– le circuit long passe par l’économie visuelle et vient réguler cette réponse du circuit court.

La mémorisation d’un stimulus de danger dans la mémoire implicite (inconsciente) permet une réponse instantanée, immédiate, durable…

Les signes physiques de la peur sont variables selon les individus , ils préparent le corps à réagir face à un danger :

-rougeur du visage ou pâleur,
-tremblements,
-mains moites,
-suées, sueurs froides,
-tachycardie,
-boule dans l’estomac ou brûlure ou douleur,
-boule dans la gorge ou sensation de gorge serrée, d’obstruction, 
-bouche sèche, langue collée
-sensation d’oppression, d’étouffement
-douleurs du tractus digestif (mal au ventre),
-diarrhées, vomissements,
-désirs de fuite, de se cacher
Le corps se prépare à combattre ou à fuirDans tous les cas il s’agit de produire un effort physique intense qui va CONSOMMER DE L’ÉNERGIE Notion importante à connaitre et à comprendre dans la perspective du métabolisme de la cellule, du neurone, de l’organisme et tout principalement dans le Syndrome d’Adaptation de Selye face au STRESS.

La PEUR est une ÉMOTION qui est traitée par des zones spécifiques du cerveau, et en premier lieu l’AMYGDALE, qui agit comme une véritable mémoire émotionnelle implicite (inconsciente), différente de la mémoire cognitive.

La plupart de nos peurs sont acquises.

Il existe des peurs innées mais en nombre limité comme la peur des araignées, des serpents, du vide….

Cette mémorisation est faite dans l’amygdale, par la réalisation de connexions entre neurones. Ces peurs emmagasinées sont pratiquement définitives… Et peuvent le rester indéfiniment. Le cerveau contrebalance par un mécanisme d’ajustement cybernétique à feedbacks  (rétro-contrôles) qui inhibe ou excite ces phénomènes. Ces phénomènes sont des process métaboliques avec à partir de transmissions chimiques (neuro-transmetteurs) des productions électriques, ou potentiels d’action qui créent des champs électriques et des réponses extrêmement rapides (fulgurances de la transmission d’information)…

Ces peurs sont alors enfouies, ancrées dans la mémoire inconsciente et peuvent réapparaitre à tout moment même des dizaines d’années plus tard, à l’occasion d’un stimulus particulier ou d’une association de stimuli qui n’ont rien à voir individuellement avec le déclenchement initial. La sommation de ces manifestations de peurs peuvent conduire à des phobies qui entretiennent des troubles du comportement.

Lorsqu’une réaction de peur est déclenchée

L’amygdale provoquent les manifestations physiques par l’intermédiaires des glandes hypophyse et pituitaire.
L’amygdale transmet des informations vers le cortex et vers les zones qui contrôlent la mémoire explicite (consciente)
Les peurs sont donc aussi mémorisées à un niveau conscient !

Le stimulus qui déclenche la peur est traité par le thalamus, une zone plus primitive que le cortex, et bien moins développé. Ce qui fait que des stimuli semblables, mais non identiques au stimulus originel peuvent déclencher la même peur… exemple une porte qui claque peut déclencher une crise de panique alors que le stimulus initial est une explosion (gaz, conflits armés, attentats…)… C’est ce qui est décrit dans le Syndrome de Stress Post-Traumatique… 

Le thalamus

La mémorisation consciente ou explicite semble être liée à l’hippocampe qui mémorise le stimulus initial mais aussi le contexte !
L’hippocampe est une zone dont l’organogénése post natale est plus tardive (deux ou trois ans) que l’amygdale. Ceci pourrait expliquer  que les jeunes enfants mémorisent des peurs émotionnelles sans en avoir un souvenir conscient.

Mais cette mémorisation consciente peut-être inhibée par des situations de Stress intense… Notamment par les hormones sécrétées lors du stress ! Si le stress est intense et prolongé il peut y avoir des dégâts irréversibles au niveau des neurones. C’est le cas des vétérans de guerre (Indochine, Algérie, Vietnam, Afghanistan, Iran-Irak, …) victime d’un Syndrome de Stress Post-traumatique. Ils présentent une contraction de l’hippocampe qui se traduit par des troubles de mémoire avec un QI intact… !

La peur, comme les autres émotions peut être déclenchée par l’imagination, par des constructions mentales, par des rêves, par des processus inconscients. Et la réponse émotionnelle est disproportionnée. 

Tout le monde ne développe pas des troubles anxieux à partir de la peur. Il pourrait y avoir des prédispositions génétiques. D’un autre coté comme les peurs sont apprises, il est possible qu’elles soient transmises par des comportements des parents ou de l’entourage. 

Les patients qui développent des troubles anxieux développent tout un arsenal de comportements et de stratégies  d’évitement.

Les patients qui développent des troubles anxieux développent tout un arsenal de comportements et de stratégies  d’évitement.

Ils essaient de ne plus être confrontés à ce qu’il pensent être des déclencheurs.

Au fil du temps ces évitements sont complètement automatiques et inconscients.  

C’est pour cette raison qu’après avoir traité la peur mémorisée (Thérapie des Émotions Ancrées Mémorisées et Enfouies ou TEAME) il faut pousser les patients à se confronter aux déclencheurs, et modifier ainsi leurs comportements…

Notre approche thérapeutique de l’anxiété et des troubles anxieux

Rechercher les processus inconscients qui entretiennent la peur et les différencier d’une peur mémorisée

Lorsqu’un processus inconscient est identifié on intervient : par recadrage, ré-empreinte, sous modalités etc. Notamment en utilisant les métaphores ce qui permet de comprendre inconsciemment et de relativiser

Ensuite on agit sur la mémoire émotionnelle. Notamment par la visualisation avec dissociation. Permettant de prendre de la distance avec les manifestations et de permettre au cerveau de les intégrer dans un processus de réparation automatique 

Au total nos moyens de traitement repose sur un déconditionnement au niveau des mémoires explicites et implicites, en partant des manifestations somatiques de l’origine anxiogène. 

Le patient pourra garder en mémoire le souvenir conscient de ses états anxieux mais n’aura plus d’émotions destructrices associées

L’histoire du concept biologique du Stress – Le stress piment de la vie

Hans Selye (26 janvier 1907 – 16 octobre 1982)

Texte de François-Joachim BEER* (* Communication présentée à la séance du 22 janvier 1977 de la Société française d’Histoire de la Médecine.)

Le créateur du concept biologique du stress est le Pr. Hans Selye 

qui habitait au Canada, à Montréal. Ce concept lui est apparu il y a plus de 50 ans, alors qu’il commençait ses études médicales, ou plutôt ses stages cliniques. Il avait 18 ou 19 ans. Natif de Vienne, où son père, le Dr Hugo Selye, d’origine hongroise, était médecin de bataillon dans un régiment de hussards. C’est à Vienne que son père fit la connaissance de sa mère, Maria Félicitas, qui était Autrichienne. L’enfant issu de ce ménage était Hans Selye. La mère parlant allemand et le père insistant pour que le fils apprenne le hongrois, l’enfant ayant été élevé par une gouvernante anglaise, puis par une gouvernante française, le futur savant usait familièrement de plusieurs langues étrangères. 

Ainsi, Hans Selye fit ses premières classes à Komaron, la ville où ses parents vécurent après la fin de la guerre 1914-1918, et il étudia la médecine à Prague, où il dut parler non seulement l’allemand, mais aussi le tchèque. Au milieu de ses études, Hans Selye passa un an à Paris et un an à Rome ; enfin il retourna, en 1927, à Prague. C’est là qu’il fut l’assistant du Pr. Arthur Biedl, qui enseignait la pathologie expérimentale. C’est à Prague que Hans Selye fut reçu docteur en médecine, en 1929, et deux ans après, docteur ès sciences, en chimie organique. En 1931, il partit pour Baltimore comme «research fellow» de la Fondation Rockefeller, à Johns Hopkings University, et en 1932, il se rendit à Montréal, au Canada, à l‘Université Mc Gill, son havre définitif. 

L'inventeur du concept du SGA ou Syndrom Général d'Adaptation
Portrait du Professeur Hans Selye

Pendant sa vie Hans Selye pouvait se risquer à donner des conférences en dix langues différentes, mais il écrivait ses livres seulement en anglais. Il connaît le français suffisamment pour enseigner dans une université du Canada français. Chez lui, à la maison, il parle français. D’ailleurs sa femme, Gabrielle Grant, qu’il épousa en 1949 et qui lui donna quatre enfants, est d’origine francophone. 

Hans Selye était encore étudiant lorsqu’il eut l’idée du « syndrome de l’état de maladie ». Il venait de terminer les disciplines de base, l’anatomie, la physiologie, la biochimie, etc., ce qu’on appelait dans les facultés d’Europe centrale, les semestres pré cliniques, et il grillait d’impatience de se trouver enfin au contact avec des malades. Assistant au cours du Pr. von Jaksch, chargé d’enseigner les principes du diagnostic, Hans Selye remarqua que les malades présentés étaient tous atteints de maladies infectieuses dans leur premier stade. 

Le professeur interrogeait et examinait chaque malade, et, pour découvrir les origines de l’affection, recherchait surtout les signes spécifiques. Selye, lui, trouvait chez chaque malade pratiquement les mêmes symptômes : une langue chargée, des troubles gastro-intestinaux, des douleurs articulaires, rougeur de la gorge, éruption cutanée, fièvre, etc., ces symptômes que le professeur négligeait, car il ne cherchait que ce qu’il « savait » devoir trouver, alors que le jeune Selye, qui regardait les malades avec des yeux neufs, s’en tenait à ce qu’il « voyait », et ce qu’il voyait, ce furent des symptômes que présentent la plupart des malades. Selye appella le syndrome découvert par lui, « syndrome de l’état de maladie » — en allemand : « Das Syndrom des einfach Krankseins ». 

Comme le Pr. Selye me l’a dit, lors de son séjour à Paris, au mois d’avril 1975, c’est parce qu’il était tout jeune, parce qu’il ignorait tout de la médecine, qu’il a pu être frappé par tels aspects inconnus. Il est vrai que c’est à l’âge de 17 ans, en 1924, qu’il fut inscrit à la Faculté de médecine de Prague, par protection, car son père connaissait le doyen de la Faculté du temps où celui-ci était son subordonné dans l’armée autrichienne. S’il avait été plus âgé, plus expérimenté, les faits observés lui auraient échappé. Jeune qu’il était, dans sa témérité, Hans Selye se voyait déjà se lançant dans la recherche. Il voulut demander à son professeur de physiologie une place dans son laboratoire pour étudier « le Syndrome général de l’état de maladie ». Mais , comme  il  lui  fallait d’abord  étudier  les  matières  du  programme , passer les examens, et comme il n’avait aucune idée comment s’attaquer au travail sur ce syndrome qu’il était finalement seul à deviner, il laissa tout tomber, pour se consacrer à ses études cliniques, aux problèmes de diagnostic et de thérapeutique, sans s’égarer dans d’obscures hypothèses. 

Arrêtons-nous sur les constatations de Hans Selye faites en 1926, donc quand il étudiait à Prague. L’observation première est celle des malades souffrant de différentes maladies, et qui tous présentent le « Syndrome du simple état de maladie », c’est-à-dire un syndrome multivalent apparaissant dans n’importe quelle maladie. Ce qui préoccupait Selye, ce fut de découvrir comment on tombe malade. 

Dix ans après, en 1936, Hans Selye travaillait à Montréal, en qualité d’assistant dans le service de biochimie, sur les hormones sexuelles. Il devait injecter à des rats différents extraits ovariens et placentaires, et rechercher les éventuelles modifications provoquées par des hormones sexuelles connues à l’époque (1935). Il constata la fameuse triade : 

1) hypertrophie du cortex surrénalien; 

2) atrophie du thymus, de la rate, des ganglions lymphatiques et d’autres agrégats lymphatiques en général; 

3) saignements et ulcères de l’estomac et du duodénum. 

Selye découvrit alors que cette triade de modifications forme un syndrome bien défini,

puisque ces modifications étaient étroitement liées, puisque les modifications étaient proportionnelles à la quantité d’extraits tissulaires injectés, enfin qu’aucun des divers extraits expérimentés ne provoquait un changement isolé. Aussi, Selye en a conclu que les extraits injectés devaient contenir une substance active et il pensait qu’il ne pouvait s’agir que d’une hormone ovarienne. Comme à l’époque, on ne connaissait aucune hormone susceptible de provoquer la triade de symptômes observée, Selye a pu espérer avoir découvert une nouvelle hormone ovarienne! Il n’avait que 28 ans et l’on imagine son euphorie. Mais il a dû vite déchanter, car la même triade se produisait non pas seulement après injection d’extraits ovariens, mais aussi d’extraits placentaires, puis d’extraits hypophysaires, enfin d’extraits du rein, de la rate et de bien d’autres organes. Par contre, toute tentative de purification des extraits à injecter, se soldait par une diminution de leur efficacité. Selye perdait confiance et un jour il se demanda si ce syndrome n’était pas tout simplement dû à la toxicité de ses extraits insuffisamment purifiés, et donc nocifs ? Il fit alors un essai avec du formol qui se trouvait sur son bureau, et 48 heures plus tard, il nota la même triade de symptômes, mais encore plus prononcée. 

L’interprétation subjective du Stimulus dans le Syndrome Général d’Adaptation

Cette déception le plongea pendant plusieurs jours dans une profonde dépression, mais il eut le courage de s’avouer son erreur. Une fois admise sa défaite, Selye s’est ressaisi. Cette mésaventure et la période de réflexion qui suivit, lui permirent de s’engager dans de nouvelles voies, ce qui le conduisit vers ses vraies découvertes. Il se rappela ses observations de 1924, sur le « Syndrome simple de l’état de maladie », où il retrouvait l’équivalent de son syndrome expérimental. Il comprit que ses observations du début de ses études médicales, n’étaient pas erronées, au contraire. Et ainsi, il se trouva sur le chemin vers la découverte du S.G.A., du Syndrome Général d’Adaptation. Evidemment il fallait avoir du génie pour se mettre à étudier les effets non spécifiques, accidentels, secondaires, des produits toxiques spécifiques. Ses meilleurs amis, doutant de lui, voulaient le ramener sur le bon chemin, le décider à abandonner ce qu’ils appelaient la « pharmacologie de la saleté » (die Pharmakologie des Drecks). En vain ! Selye restait fasciné par les phénomènes qu’il provoquait chez ses animaux d’expériences avec ses préparations toxiques et impures. 

Des encouragements lui sont venus des deux grands savants : Frederick Grant Banting, Prix Nobel de médecine 1923, pour la découverte de l’insuline, et de Walter Bradford Cannon, qui, tous deux, lui ont apporté le secours de leur sympathie. 

Banting était de 16 ans l’aîné de Selye. Il était à l’époque chargé d’inspecter les laboratoires universitaires en tant que membre du Conseil national de la recherche scientifique du Canada. Il venait chez le jeune Selye, dans son petit labo, s’asseyait sur le bord de la table et il l’écoutait avec intérêt exposer ses idées sur le Syndrome de l’état de maladie. D’ailleurs Banting ne se limita pas à le soutenir moralement, et il lui fit accorder sa première subvention pour favoriser ses recherches. 

Quant à Walter Bradfort Cannon, le « père de l’homéostasie », de 36 ans l’aîné de Selye, il apporta au jeune chercheur l’aide la plus précieuse : les critiques qui rassurent le débutant et lui permettent de persévérer. Cannon n’admettait pas le rôle de l’hypophyse et du cortex surrénalien dans le syndrome de Selye. Selon Cannon, « les glandes ne pouvaient contribuer ni à la résistance, ni à l’adaptation en général ». Selye fut stimulé par les objections constructives de Cannon. A cette époque, Cannon — qui avait 55 ans et qui apparaissait à Selye comme le « vieux grand homme » — Cannon, dis-je, avait déjà établi la notion d’homéostasie, il avait déjà montré que l’adrénaline augmente les moyens de faire face à une agression, et aussi qu’en l’absence de surrénales, l’excitation du système sympathique libère la noradrénaline. Les travaux de Cannon ont exercé une grande influence sur Hans Selye. 

C’est le 4 juillet 1936, le jour de l’Indépendance des Etats-Unis, que Selye publia dans le journal «Nature» une note de 74 lignes, qu’il intitula : « Un syndrome provoqué par diverses causes nuisibles » (A Syndrome produced by diverse nocuous Agents) — Selye écrivit « noxious » mais la rédaction remplaça ce mot par « nocuous »). Cette communication est l’acte de naissance du S.G.A., du Syndrome Général d’Adaptation. Selye ne s’y risqua pas encore à employer le mot Stress qu’il emprunta à la physique d’expression anglaise, où l’idée de Stress and Strain relation marque la relation entre charge et tension (en allemand : Belastung und Beanspruchung). 

Dans cette communication, Hans Selye proposa le concept du Syndrome Général d’Adaptation, avec ses trois phases : 

1) la réaction d’alarme, qui cesse avec la disparition de l’agression 

2) la phase de résistance, le corps s’adaptant à l’agression qui continue, concentrant contre lui ses réserves, quitte à être moins résistante lors d’une éventuelle agression ultérieure; 

3) la phase d’épuisement, le corps exténué par l’effort d’adaptation, flanchant tout à coup, finit par succomber, m ê m e si l’agression a cessé. 

Il est évident que le S.G.A. n’empêche nullement les syndromes locaux auxquels il s’ajoute. Ainsi par exemple le froid provoque en même temps une manifestation spécifique :le frisson, et le Syndrome d’adaptation qui est une manifestation non spécifique. Il en est de même pour toute agression : microbes, chocs, bruits intenses, etc. 

Dès ses premières observations, Selye a constaté les effets du stress, qui par la suite lui ont appris qu’un grand nombre de maladies, qu’elles soient somatiques, sociologiques ou psychologiques, peuvent avoir pour causes non un agent toxique ou une situation sociale, mais ***  la réaction de l’organisme.  ***

Le Stress une intelligence cybernétique
Le Stress une intelligence cybernétique qui a assuré et assure la survie des espèces

Les défenses de l’organisme ne sont pas toujours bénéfiques.

Par exemple, lorsqu’on injecte une goutte de formaline qui est une solution irritante, l’organisme réagit par l’inflammation. Une barrière de tissu inflammatoire, c’est utile quand il faut localiser le mal. Ceci est le cas, par exemple dans la tuberculose, où il s’agit d’empêcher l’invasion du sang par le bacille de Koch. Chez le rat, les bacilles de la tuberculose humaine sont sans effet. Sa réaction immunitaire tue les bacilles de Koch, qui sont immédiatement encapsulés e t  qui  ne  peuvent pas se propager . Dans ces cas , il n’est pas opportun d ‘ inhiber les défenses naturelles de l’organisme. En administrant de la cortisone, on empêche cette réaction de défense qui, elle, serait utile. Les animaux traités avec cortisone meurent et ceux qui n’ont pas été traités, restent sains. 

Mais pour la formaline, qui est précipitée aussitôt et qui ne produit qu’une petite escarre, ce qui n’est guère dangereux pour l’animal, l’inflam-mation, c’est-à-dire la propre réaction inflammatoire de l’organisme, rend malade tout l’organisme. En effet, sans cette inflammation, la formaline ne tuerait que quelques cellules et elle s’éliminerait en 2 – 3 jours. Donc, contre la formaline, les réactions inflammatoires sont inutiles. Si l’organisme ne se défendait pas, rien n’arriverait. Dans de tels cas, il est bon d’entraver les moyens de défense de l’organisme. 

Hans Selye distingue deux types d’agents : 

1) Ceux qui sont syntoxiques, qui sont les messagers chimiques de la paix. Ils avertissent : ne vous battez pas, ça n’en vaut pas la peine, c’est à vous- m ê m e que vous ferez mal. D’ailleurs, dans la vie quotidienne, nous souffrons moins de ce qui nous arrive, que de la manière dont nous y réagissons. 

2) L’autre groupe, qui a des effets contraires, qui est celui des hormones catatoxiques,— ces hormones sont les messagers de la guerre, elles sont faites pour détruire. La principale action de ces hormones est d’induire dans le foie des enzymes qui détruisent les toxines, comme la nicotine, des substances cancérigènes, des drogues qui peuvent être dangereuses lorsqu’elles sont en quantités excessives.— Les substances catatoxiques augmentent les réactions défensives. Dans ce domaine, les composés synthétiques sont plus actifs que certaines hormones qui ne possèdent que de faibles propriétés destructrices. Le plus puissant de ces composés est un dérivé d’hormone : la prégnénolone-16a-Carbonitrylée (PCN). 

« Le stress est le piment de la vie ».

Le stress est associé à toutes les formes d’activité. On ne peut éviter le stress qu’en s’abstenant de toute activité, en se résignant alors à une vie qui n’a plus aucun intérêt. 

Chaque stress, surtout provenant de frustrations ou d’échecs, laisse des cicatrices chimiques indélébiles, et c’est l’accumulation de ces usures irréparables qui constitue le vieillissement. 

Les activités exaltantes, les activités couronnées de succès, les activités qui rendent heureux, sont le meilleur moyen pour garder jeunes même des gens d’âge très avancé. 

Les deux mots qui ont été proposés par Hans Selye lorsqu’il chercha pour la première fois une définition du mot stress, étaient « usure et claquage ». Ce sont les soucis, les frictions, les revirements, qui sont causes de cette usure et de ce claquage. L’homme a besoin d’harmonie et de succès.

Il supporte mal les critiques et les échecs. Ce dont nous avons besoin c’est d’approbation, c’est d’avoir raison. L’homme a soif d’admiration, avoue le Pr. Selye. 

BIBLIOGRAPHIE 

Texte de François-Joachim BEER 

Hans Selye : «From Dream to Discovery»(Mc GrawHill, NewYork,1964). « The Stress of Life » (Mc Graw Hill,New York, 1956). 

André Meyer. — Ce n’est en rien diminuer le mérite de Hans Selye de rappeler que c’est Reilly qui le premier a démontré expérimentalement la réponse univoque, non spécifique à des infections d’origines diverses, et le rôle primordial du système sympathique. Selye lui-même a reconnu l’influence de ce grand et modeste savant dont l’œuvre commençait à être connue quand Selye faisait ses études de médecine à Paris. C’est la modestie de Reilly et son effacement délibéré qui n’a pas permis la diffusion inter- nationale de ses travaux. 

P. Durel. — J’ai travaillé à l’époque du « Syndrome de Reilly » avec le savant trop modeste qu’était mon maître Reilly et je m’associe profondément à la remarque du Pr. A. Meyer. 

L’émotion comment cela se crée ?

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Au moindre stimulus  nos sens réagissent

Nos yeux, nos oreilles,  un toucher envoient un éclair  à la zone du cortex cérébral qui traite les  informations sensorielles. En une nano seconde  (moins d’un milliardième de seconde, 10-9 seconde ) le message est transmis  au  cortex préfrontal qui décortique l’information.

Dans la même fraction de seconde (moins de 10-9 seconde) le système limbique, le vrai centre cybernétique de l’émotion, analyse le signal. Il faut noter que depuis le stimulus initial jusqu’à ce moment cette émotion est traitée comme un signal lambda d’alerte. Comme n’importe quelle agression.

Nos yeux, nos oreilles,  un toucher envoient un éclair  à la zone du cortex cérébral qui traite les  informations sensorielles. En une nano seconde  (moins d'un milliardième de seconde, 10-9 seconde ) le message est transmis  au  cortex préfrontal qui décortique l'information
Nos yeux, nos oreilles,  un toucher envoient un éclair  à la zone du cortex cérébral qui traite les  informations sensorielles. En une nano seconde  (moins d’un milliardième de seconde, 10-9 seconde ) le message est transmis  au  cortex préfrontal qui décortique l’information

Mais à partit de là, l’hippocampe, les amygdales les qualifient  : c’est un plaisir ou c’est un déplaisir.  Après cette analyse qui va plus vite qu’un éclair la stratégie est décidée. FUIR ou RIPOSTER ?  Et les  mécanismes de la réaction sont immédiatement embrayés.

L’hypothalamus balance une série d’alerte au Système Nerveux Central et au Système Nerveux Autonome ou Végétatif via  des transmetteurs biochimiques et les systèmes neurovégétatifs, le système sympathique et le système parasympathique entre alors en action et inonde le corps de messages. Ceux-ci sont de nouveau analysés par des centres régionaux et locaux

Mise en jeu des processus hormonal, humoral et biochimique

Le système sympathique est un système spécifique

Il réagit à toute agression (on dit stress = agression = stimulus)  en agissant sur la glande surrénale (petite glande endocrinienne située au dessus de chaque rein) et déclenche la recréation d’une substance chimique la noradrénaline ou norépinéphrine composé organique ou hormone adrénergique qui sert à neuro transmettre les informations dans la cellule neurologique ou neurone.  La noradrénaline est un précurseur de l’adrénaline

Le système sympathique  et la noradrénaline produisent

instantanément, dans les glandes surrénales, la production d’adrénaline. On l’appelle aussi l’hormone du stress.

Le système sympathique est un système spécifique qui réagit à toute agression (on dit stress = agression = stimulus)
Le système sympathique est un système spécifique qui réagit à toute agression (on dit stress = agression = stimulus)

IL faut à cet instant faire une synthèse et bien comprendre que ce phénomène de déclenchement en chaine n’est pas l’apanage de l’émotion.

C’est un process général que l’organisme met en jeu pour se défendre ! ON l’appelle le Syndrome d’Adaptation décrit par  Selye. Si le stimulus est un virus, une bactérie, un champignon, un simple coup, une coupure, une gifle ou tout autre stimulus l’organisme humain, on parle d’économie systémique va réagir de la même manière. Pourquoi ? Pour une seule chose ! l’être vivant a horreur du déséquilibre (déséquilibre = mort potentielle) et va tout faire pour rétablir cet équilibre on parle d’HOMÉOSTASIE

l'être vivant a horreur du déséquilibre (déséquilibre = mort potentielle) et va tout faire pour rétablir cet équilibre on parle d'HOMÉOSTASIE...
l’être vivant a horreur du déséquilibre (déséquilibre = mort potentielle) et va tout faire pour rétablir cet équilibre on parle d’HOMÉOSTASIE…

 

Les hormones entrent en jeu

L’adrénaline, a une action hormonale, elle est sécrétée par la glande médullo-surrénale c’est-à-dire la zone centrale de la glande surrénale (la zone périphérique secrète les glucocorticoides) , bien qu’elle existe aussi dans le cerveau. La noradrénaline c’est le médiateur chimique des terminaisons nerveuses sympathiques. On parle de synapses qui est à dire le connecteur entre neurone, ou entre neurone et zone effectrice). Adrénaline, noradrénaline et  dopamine sont des catécholamines synthétisée à partir d’un acide aminé essentiel que l’organisme ne sait pas produire la phénylalanine

L’adrénaline déclenche des signes physiques. Elle accélère le rythme cardiaque, assèche la bouche, donne la chair de poule ou fait violemment transpirer. Ce sont ces processus somatiques expression de l’agression qui nous permettent de lire l’émotion. À la fois pour comprendre ce qu’elle nous provoque, mais surtout pour nous thérapeute pour l’analyser (on parle de sémiologie = étude des signes) et de la traiter. Mais un autre veilleur est avide de cette symptomatologie, c’est la conscience. C’est elle qui avec habileté utilisée par le thérapeute va guérir l’individu des émotions néfastes  (peurs pathologiques, phobies, tendances suicidaires, conduite addictives etc…)

Le second système végétatif, le système parasympathique,

fait tout préserver l’équilibre,  l’homéostasie, par le biais de l’acétylcholine, en agissant l’orage cérébral qu’a déclenché l’activité émotionnelle. L’acétylcholine est aussi un neuromédiateur à la fois du SNC (Système Nerveux Central) et du Système Végétatif et notamment parasympathique dont le rôle est de modérer les excès du système sympathique,

La chaine de déclenchement de l’émotion jusqu’à sa fin ne prend sur le plan cérébral et neurologique moins d’une fraction de seconde.

Mais les manifestations physiques de l’émotions, l’empreinte psychologique consciente, et les manifestations inconscientes peuvent durer beaucoup plus longtemps !

Le grand danger de cette émotion initiale c'est sa répétition. Les manifestations physiques, psychologiques s'additionnent.
Le grand danger de cette émotion initiale c’est sa répétition. Les manifestations physiques, psychologiques s’additionnent.

Cette répétition peut survenir par la répétition des stimuli. Mais plus grave par la pensée, par le subconscient et entretenir un effet de stress. Cette répétition de stress entraine une réitération de ses mécanismes d’adaptation et notamment de la sécrétion des neuromédiateurs dont l’organisme se rassasie et s’enivre.  Et alors insconsciemment l’organisme produit ces drogues qui l’enivrent et nous mettent dans un état de stress, d’angoisse, d’anxiété dont nous n’arrivons plus à sortir et nous ne savons pas pourquoi. Et le recours à d’autres drogues, dites médicales, aggravent le processus, on nous rendant dépendants de médicaments… 

C’est tout l’enjeu de la Thérapie des Émotions Ancrées Mémorisées Enfouies vous sortir de ce cercle infernal.

 

TEAME Thérapie des Émotions Ancrées Mémorisées et Enfouies

Coaching Thérapie Développement Personnel by Mansouria El Bouchikhi Belmère et Jean-Victor Belmère

TEAME technique et mode

La fantasia un orage de feu
Une émotion c’est un ensemble de manifestations sensorielles. En ramenant à la surface, et en contrôlant, cette remontée des manifestations extrêmement vives vont apparaître.

Tout notre travail repose sur le fait que l’organisme vivant et notamment humain est capable de s’autoguerir. 

À la moindre agression l’organisme lance un processus dont le point de départ est le STRESS. Le but est de véhiculer sur les lieux de l’agression une équipe non-spécialisée capable de s’informer sur l’agression et de commencer à nettoyer.

Les informations sont transmises à trois niveaux (au moins) : un niveau local, un niveau régional et à un niveau cortical ou central… À chaque niveau il y a des rétro-contrôles et des feed backs. Si la première vague n’est pas suffisante ces centres mettent en jeu des actions plus spécifiques, et alors spécialisées qui peuvent être hormonales ou humorales, cellulaires (immunité), ou biochimiques !

Le but est la conservation de l’équilibre ou HOMÉOSTASIE ! 

Ces actions sont des relations automatiques que le cerveau et ses centres émotionnels peuvent inhiber ou potentialiser, les centres de contrôles sont capables de les guérir naturellement et l’on appelle cela la RESTITUTIO AD INTEGRUM…

Le neurone de base Quand je parle de cerveau il s’agit en fait de multiples centres dans le cerveau ou ailleurs qui par un contrôle cybernétique se parlent et se coordonnent
Le neurone ? La base
Quand je parle de cerveau il s’agit en fait de multiples centres dans le cerveau ou ailleurs qui par un contrôle cybernétique se parlent et se coordonnent et dont la base unitaire au plan cellulaire est le NEURONE

La TEAME repose sur ces principes de restitutio ad integrum 

La TEAME où Thérapie des Émotions Ancrées Mémorisées Enfouies repose sur une codification très stricte pour la conduire… 

Il s’agit en effet de ramener à la surface des expériences très désagréables qui ont laissé au patient des émotions très vives qu’il essaie d’enfouir pour les oublier ! 

Le cerveau qui Enfouit ces émotions pour les oublier, ne les contrôle plus… le fait de les ramener à la surface oblige le cerveau à les prendre en considération et à les analyser… et automatiquement se met en route le processus de réparation….

Une émotion c’est un ensemble de manifestations sensorielles. En ramenant à la surface, et en contrôlant, cette remontée des manifestations extrêmement vives vont apparaître. 

Cela va des manifestations somatiques végétatives liées au SNA (bouffées de chaleur. Sudation, augmentation du rythme cardiaque, étouffement etc) à des orages psychiques qui s’expriment par des manifestations fonctionnelles (anesthésies, paralysies, cécité, contractures…) sans lésion organique, des crises émotionnelles, éventuellement des phobies. des paralysies, des troubles de la parole ou de la sensibilité, des hallucinations et d’autres manifestations transitoires, tels que des crises pseudo-épileptiques ou des comas « psychogènes », toutes ces manifestations, trouble de la personnalité histrionique ou trouble somatoforme.

Le cerveau qui Enfouit ces émotions pour les oublier, ne les contrôle plus... le fait de les ramener à la surface oblige le cerveau à les prendre en considération et à les analyser... et automatiquement se met en route le processus de réparation....
Le Cerveau et ses acolytes
Le cerveau qui Enfouit ces émotions pour les oublier, ne les contrôle plus… le fait de les ramener à la surface oblige le cerveau à les prendre en considération et à les analyser… et automatiquement se met en route le processus de réparation….

Ce sont ces manifestations somatiques qui constituent pour le thérapeute la feuille de route de la thérapie. 

Ces expressions somatiques, à la fois, révélent et localisent l’émotion perturbante. La difficulté c’est la résistance de la conscience qui s’oppose à cette mise à nu.  Cette conscience va par des manifestations de brouillage, tenter de résister à l’intrusion. D’où ces orages cérébraux, ces crises émotionnelles, ces hallucinations etc.

Quand je parle de cerveau il s’agit en fait de multiples centres dans le cerveau ou ailleurs qui par un contrôle cybernétique se parlent et se coordonnent … chaque centre peut être comparait à un processeur d’ordinateur mais mille milliards de fois plus puissant… chaque information qui va et qui vient induit un potentiel d’action, ce qui explique le corps humain est un champ magnétique… tout repose sur l’ATP qui fournit l’énergie à chaque cellule ….