Burn Out Maroc

En réalité il s’agit d’un véritable effondrement à la fois physique, psychique, psychologique et émotionnel

Le burnout est un terme utilisé à tort et à travers, mais un jour on reste scotché dans son lit incapable de réagir, incapable de faire ou prendre la moindre initiative dans un état de fatigue incroyable.

Il s’agit d’un véritable effondrement professionnel on parle alors de syndrome d’épuisement. Et selon l’OMS il est caractérisé par une sensation de fatigue extrême, incontrôlable avec une  véritable perte de contrôle et d’incapacité à obtenir des résultats concrets dans son activité professionnelle habituelle.

Cela n’a rien à voir avec la dépression ou un surmenage c’est une véritable désadaptation à son activité et à son environnement professionnels. 

Il faut le différencier du “Brown out” qui est un mal-être professionnel lié à l’absurdité et au non sens des tâches à accomplir.

Il faut aussi le différencier du “bore out” qui est un syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui.

Le burnout est lié à une situation “externe” à l’individu.

A partir d’une situation au travail qui peut-être conflictuelle, du harcèlement, des dégradations relationnelles, un changement de poste non-compris la personne est confrontée à une situation de stress. 

Le burnout est un trouble de l’adaptation qui, s’il n’est pas traité peut passer à la chronicité de type neurasthénique ou même dépressif (dépression profonde et résistante aux traitements, avec des manifestations

    • sur l’immunité (diminution des moyens de défenses de l’organisme),
    • sur le système cardio-vasculaire ou même musculo-squelettique,
    • sur les glandes endocrines (hormones) et bien entendu
    • sur le système digestif avec des troubles du comportement alimentaire, et des addictions.
    • Il faut noter l’apparition de dermites,
    • des troubles sexuels,
    • des troubles de la concentration et de la mémoire et 
    • des troubles neuro-végétatifs (éréthisme cardiaque, palpitations, fatigabilité.

 

Protocole contre la dépression – Rabat

Protocole contre la dépression

Comme vous le savez une dépression (quelque soit sa forme) a toujours une cause profonde.

Cause sur laquelle se sont greffées des manifestations émotionnelles plus ou moins larvées.
Puis un phénomène survient et en réaction la dépression s’exprime

Le Burnout apparait quand les constantes métaboliques ne sont plus en capacité de produire d’une manière équilibrée un certain nombre d’hormones avec une prépondérance de l’adrénaline. Car il n’y a plus de phase de récupération.

Pour ma part, avec plusieurs dizaines d’années d’expérience, j’ai admis qu’anxiolytiques et antidépresseurs ne peuvent pas “guérir” une dépression

Quelque soit son origine (sauf peut-être les petites déprimes saisonnières ou sentimentales brèves, qui guériraient de toute façon).

Ce sont simplement des filtres qui “coupent” quelques manifestations de l’humeur mais sans avoir d’effets thérapeutiques curateurs.

Mon schéma thérapeutique est assez standardisé :

      1. – Obtenir un lâcher-prise réel et établir une confiance profonde thérapeute/patient(e), souvent deux trois séances…
      2. – Enquêter sur la cause profonde afin de la révéler aux mécanismes de réparation mentaux (conscients et inconscients) souvent deux séances
      3. – Travailler sur chaque symptomatologie de façon à les déstructurer pour permettre une prise de conscience (consciente et inconsciente) et un retour à l’état originel ( dans les dépressions très profondes cela peut aller jusqu’à 10, 12 séances)…

C’est avec ce protocole que je sors les déprimés chroniques de leur état de dépression profonde, récurrente et inaccessible…

La partie sensible est la recherche de la cause initiale.

Dans 90% il s’agit d’une mauvaise interprétation par le cerveau d’un(e) enfant d’une situation banale pour un adulte mais dont les conséquences sont cataclysmiques pour un jeune esprit en cours de maturation. Dans 10% des cas il s’agit de causes graves (attouchements, incestes, viols, visualisation de situations très traumatiques etc. etc.) qui paradoxalement sont plus faciles à réparer qu’une cause banale.

Le traitement repose sur l’assiduité du patient et la confiance qui s’établit soignant/soigné

Dr Jean-Victor Belmère