Quand un adolescent va mal… et si c’était aussi une invitation pour les parents ?

Lorsqu’un adolescent traverse une période difficile

Anxiété, opposition, repli, troubles du comportement, décrochage scolaire — la première réaction des parents est souvent de chercher une solution pour lui.

Un professionnel. Une méthode. Un accompagnement ciblé.

C’est légitime.

Mais parfois, une question essentielle mérite d’être posée :

Et si les difficultés de votre adolescent étaient aussi le reflet d’un besoin de clarification dans votre propre vie ?

 

L’adolescent ne vit pas en vase clos

Un adolescent ne se construit pas seul.

Il évolue dans un environnement émotionnel, relationnel et familial qui influence profondément son équilibre intérieur.

Ses réactions, ses symptômes, ses silences ou ses colères ne sont pas toujours des « problèmes à corriger », mais souvent des signaux.

Des indicateurs qu’un déséquilibre existe quelque part dans le système familial.

Cela ne signifie ni faute, ni échec.

Cela signifie simplement que l’adolescent exprime parfois ce que les adultes n’ont pas encore pu ou su regarder.

 

 

 

Lorsqu’un adolescent va mal, il ne s’agit pas toujours d’un problème individuel à corriger, mais souvent d’un signal révélant un déséquilibre plus large au sein du système familial. PR Jean-Victor Belmère

Lorsqu’un adolescent va mal, il ne s’agit pas toujours d’un problème Lorsqu’un adolescent va mal, il ne s’agit pas toujours d’un problème individuel à corriger, mais souvent d’un signal révélant un déséquilibre plus large au sein du système familial. PR Jean-Victor Belmère

L’adolescent capte, ressent et parfois porte ce que les adultes n’ont pas encore pu clarifier en eux-mêmes.
Aider réellement son enfant implique alors une démarche plus profonde : accepter de se questionner en tant que parent, d’observer ses propres schémas et de restaurer un équilibre émotionnel global.
Quand les parents cheminent, l’adolescent peut enfin redevenir un jeune en construction — et non le régulateur émotionnel de sa famille. Pr Jean-Victor Belmère

L’adolescent capte, ressent et parfois porte ce que les adultes n’ont pas encore pu clarifier en eux-mêmes.
Aider réellement son enfant implique alors une démarche plus profonde : accepter de se questionner en tant que parent, d’observer ses propres schémas et de restaurer un équilibre émotionnel global.
Quand les parents cheminent, l’adolescent peut enfin redevenir un jeune en construction — et non le régulateur émotionnel de sa famille. Pr Jean-Victor Belmère

 

Les parents sont des modèles, même sans le vouloir

En tant que parents, vous êtes des repères fondamentaux.

Vos enfants observent bien plus que vos paroles :

 

  • votre manière de gérer le stress,

  • vos conflits ou vos non-dits,

  • votre rapport à vous-même, à vos émotions, à vos limites,

  • la façon dont vous prenez soin… ou non… de votre équilibre intérieur.

 

Lorsque le modèle parental est épuisé, confus, sous tension permanente ou en décalage avec ses propres besoins, l’adolescent le ressent.

Parfois, il le porte à votre place.

 

Se remettre en question : difficile, mais profondément aidant

Se questionner en tant que parent n’est jamais confortable.

Cela demande du courage, de l’humilité et une certaine maturité émotionnelle.

Mais c’est souvent le plus beau cadeau que l’on puisse faire à son enfant.

Non pas en se culpabilisant.

Mais en acceptant de se demander :

 

  • Où en suis-je dans ma propre vie ?

  • Qu’est-ce que je transmets, consciemment ou non ?

  • Quels schémas, quelles blessures, quelles tensions non résolues circulent encore ?

 

Aider son adolescent, ce n’est pas « colmater »

Face à la souffrance d’un enfant, la tentation est grande de chercher une solution rapide.

Un apaisement immédiat. Une réponse technique.

Mais aider véritablement un adolescent ne consiste pas à poser une rustine sur un mal-être plus profond.

Cela implique souvent un travail de fond :

 

  • plus lent,

  • plus authentique,

  • plus transformateur.

 

Un travail qui ne concerne pas uniquement l’adolescent, mais l’ensemble du système familial.

 

Une démarche gagnante pour toute la famille

Lorsque les parents s’autorisent à cheminer eux aussi :

 

  • les tensions diminuent,

  • la communication s’apaise,

  • l’adolescent n’a plus besoin de « porter » ce qui ne lui appartient pas.

 

Il peut alors redevenir ce qu’il est censé être :

un jeune en construction,

pas un régulateur émotionnel de ses parents.

 

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