Nos enfants ? Que devons nous en attendre ?

La parentalité est un paradoxe : elle repose sur un investissement considérable

Concevoir, nourrir, éduquer, soutenir — et pourtant, elle ne s’accompagne d’aucune garantie de retour. Cette tension suscite une interrogation légitime : après tant de dons, faut-il attendre de nos enfants une reconnaissance, une réciprocité, une fidélité ? Ou faut-il, au contraire, accepter qu’ils nous échappent et les laisser déployer librement leur existence ?
 

D’un point de vue philosophique, deux visions de la parentalité confrontent :

1.La logique de la dette.

Certains considèrent que les enfants sont redevables envers leurs parents, car ils ont bénéficié de soins, de sacrifices, d’une transmission matérielle et culturelle. Cette approche s’ancre dans une conception quasi contractuelle du lien filial, où l’éducation appelle une contrepartie morale : respect, gratitude, assistance.
 
Dans cette perspective, le rôle du parent n’est ni de posséder ni de diriger une vie, mais d’offrir une présence aimante, discrète et disponible. Ce que l’on peut attendre de ses enfants n’est pas une dette morale, mais qu’ils deviennent des êtres singuliers, libres et intègres. Le parent n’est alors pas propriétaire de l’avenir de l’enfant, mais témoin de son chemin. Dr Jean-Victor Belmère

Dans cette perspective, le rôle du parent n’est ni de posséder ni de diriger une vie, mais d’offrir une présence aimante, discrète et disponible. Ce que l’on peut attendre de ses enfants n’est pas une dette morale, mais qu’ils deviennent des êtres singuliers, libres et intègres. Le parent n’est alors pas propriétaire de l’avenir de l’enfant, mais témoin de son chemin. Dr Jean-Victor Belmère

 

2.La logique du don.

À l’inverse, d’autres estiment que l’enfant n’est pas débiteur de ses parents. L’acte de donner la vie ne peut être envisagé comme une créance, car il relève d’un choix des parents et non d’une demande de l’enfant. Dans cette perspective, l’éducation est un don unilatéral, dont la finalité n’est pas de créer une dette mais de permettre à l’enfant de s’émanciper, de devenir autonome et de tracer sa propre voie.
 
Dans la tradition philosophique, Khalil Gibran l’a exprimé avec force : « Vos enfants ne sont pas vos enfants. (…) Vous pouvez leur donner votre amour mais non vos pensées. » Cette phrase illustre l’idée que l’enfant n’est pas une extension de ses parents, mais un être singulier, qui leur échappe et doit être accueilli dans sa différence.
 
Sur le plan existentiel, le rôle du parent pourrait se résumer ainsi : offrir une présence discrète et aimante, non intrusive, mais disponible. Ce n’est ni se retirer totalement (« observer en catimini »), ni imposer un destin. C’est demeurer une figure de soutien et de référence, sans attente de retour, mais avec l’ouverture à la surprise : celle de voir l’enfant réinventer ce qui lui a été transmis.
 

En conclusion 

Ce que l’on peut attendre de nos enfants n’est pas une dette, mais simplement qu’ils deviennent eux-mêmes, avec intégrité et liberté. Le parent, en ce sens, n’est pas propriétaire mais témoin de cette aventure.
 

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