Pourquoi tant de femmes solides, compétentes et responsables vivent une anxiété silencieuse ?

Il existe une forme d’anxiété de femmes dont on parle peu, des femmes solides, compétentes et responsables qui vivent une anxiété silencieuse

Parce qu’elle ne crie pas.

Parce qu’elle ne déborde pas.

Parce qu’elle n’empêche pas de fonctionner.

Et pourtant, elle use.

Cette anxiété touche souvent des femmes solides, structurées, engagées.

Celles qui tiennent.

Celles qui assument.

Celles que l’on décrit comme « fortes », « fiables », « organisées », « capables ».

 

L’anxiété qui ne se voit pas

 

Ce n’est pas une anxiété spectaculaire.

Pas de crise de panique.

Pas d’effondrement visible.

C’est une tension de fond.

 

  • Un mental qui anticipe en permanence

  • Une difficulté à vraiment se relâcher

  • Une vigilance constante, même dans les moments calmes

  • Une impression de repos jamais totalement réparateur

 

À l’extérieur, la vie est maîtrisée.

À l’intérieur, quelque chose reste en alerte douce mais continue.

 

Ce n’est ni une faiblesse, ni une fragilité

 

Il est essentiel de le dire clairement :

Ces femmes ne vont pas mal parce qu’elles sont fragiles.

Elles vont mal parce qu’elles sont capables.

Capables de :

  • contenir leurs émotions,

  • différer leurs besoins,

  • absorber les tensions relationnelles,

  • porter des responsabilités sur la durée,

  • maintenir une stabilité autour d’elles.

 

Autrement dit, leur anxiété n’est pas un dysfonctionnement.

C’est le sous-produit d’une compétence prolongée.

 

Certaines femmes régulent leurs émotions, anticipent, portent pour elles-mêmes et pour les autres. Dr Jean-Victor Belmère

Certaines femmes régulent leurs émotions, anticipent, portent pour elles-mêmes et pour les autres. Cette anxiété discrète est le coût invisible d’une force psychique prolongée.
La première étape n’est pas de se corriger, mais de reconnaître cette réalité, sans jugement, pour permettre un apaisement durable du système nerveux. Dr Jean-Victor Belmère

Le piège de la régulation permanente

Très souvent, ces femmes ont appris tôt à réguler.

Parfois dès l’enfance :

  • ne pas inquiéter,

  • ne pas déranger,

  • être raisonnable,

  • être forte « pour les autres ».

Puis à l’âge adulte :

  • gérer,

  • prévoir,

  • sécuriser,

  • réparer ce qui menace de déborder.

 

La régulation devient alors un mode de fonctionnement par défaut.

Mais un système nerveux qui régule en permanence ne revient jamais complètement au repos.

Il reste :

  • légèrement contracté,

  • légèrement en vigilance,

  • légèrement prêt à intervenir.

Sur le long terme, cela génère :

  • fatigue émotionnelle,

  • irritabilité discrète,

  • perte de plaisir simple,

  • sentiment de ne jamais être vraiment « posée ».

Quand la force devient invisible… même pour soi

Le plus insidieux, c’est que cette anxiété est souvent banalisée.

Ces femmes se disent :

  • « C’est normal, j’ai beaucoup de responsabilités »

  • « Je n’ai pas le droit de me plaindre »

  • « D’autres vivent bien pire »

  • « Je tiens, donc ça va »

Et comme elles tiennent,

personne ne questionne.

Même pas elles.

La souffrance devient fonctionnelle, donc invisible.

Le paradoxe central

Plus une femme est fiable, plus elle risque de porter seule ce qui pèse.

Parce qu’elle ne lâche pas.

Parce qu’elle ne montre pas.

Parce qu’elle sait faire face.

Mais le corps, lui, n’oublie pas.

Il enregistre :

 

  • la tension accumulée,

  • la vigilance répétée,

  • le manque de relâchement profond.

 

Ce n’est pas une question de volonté.

C’est une question de physiologie et de durée.

 

La première étape n’est pas de changer… mais de comprendre

Avant toute solution, il y a une étape indispensable :

La reconnaissance.

Reconnaître que :

  • cette anxiété a une logique,

  • elle n’est pas une erreur,

  • elle n’est pas un défaut de caractère,

  • elle signale un système trop sollicité trop longtemps.

Il ne s’agit pas de « lâcher prise » brutalement.

Ni de renoncer à sa force.

Ni de devenir quelqu’un d’autre.

Il s’agit d’apprendre à réguler autrement.

Sans s’auto-exiger en permanence.

Sans s’oublier pour tenir.

 

Et si cette anxiété était un message, pas un problème ?

Et si cette anxiété silencieuse n’était pas là pour vous affaiblir…

mais pour vous informer ?

Informer que :

  • votre système mérite du repos réel,

  • votre force mérite d’être soutenue,

  • votre stabilité mérite d’être protégée.

💬 Ce paradoxe vous parle-t-il ?

Vous reconnaissez-vous dans cette manière d’être forte… tout en étant intérieurement tendue ?

Vos mots, même simples, peuvent déjà rompre un silence ancien.

Et c’est souvent le début d’un apaisement plus profond.

 

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