Pourquoi se faire coacher ? Les six buts d’une relation de coaching

AVOIR CONSCIENCE des rôles que nous jouons dans la vie nous aide à bien gérer ces rôles.

Vivre en fonction de nos valeurs profondes nous permet d’accéder à de nouveaux comportements et de rester en piste dans un monde en mouvement.

Parmi les tâches du coach, aider ses coachés à faire preuve d’imagination et de créativité est une tâche primordiale. En les encourageant à vivre au maximum de leurs possibilités et en harmonie avec leur vision, le coach peut les aider à inventer avec audace et panache le futur qu’ils désirent. Ce sont autant de buts que poursuit la relation de coaching.

En effet, les six buts que nous désirons atteindre quand nous coachons une personne sont :

1. l’enrichissement de la conscience ;

2. l’apprentissage du développement ;

3. l’intériorisation des valeurs ;

4. les changements de comportement ;

5. l’excellence et la maîtrise professionnelle ;

6. l’invention du futur.

L’enrichissement de la conscience

Le coaching doit permettre aux personnes de devenir de plus en plus conscientes de qui elles sont et de qui elles ne sont pas, ou ne sont plus.

De la même manière qu’une bonne gestion de nos domaines de vie nous permet de varier nos rôles sociaux et d’accéder à diverses identités de rôle, nous avons besoin de savoir quelles sont les identités de rôles qui sont d’actualité pour nous, celles que nous remplissons et qui nous remplissent en retour et celles qui sont périmées, qui n’ont plus de raison d’être. Nous devons donc apprendre le lâcher prise par rapport à ce qui n’est plus d’actualité, à ce qui ne nous convient plus. Nous devons apprendre à « désapprendre » les anciennes habitudes et, au contraire, à accepter, à accueillir les nouvelles identités de rôle qui se présentent maintenant.

Prenons un exemple : Pierre est ingénieur informatique, membre d’une équipe dont la mission est l’avant-vente. Pierre, ingénieur avant vente, brillant, réussit bien dans son métier. Remarqué par son manager, celui-ci décide de le nommer responsable de l’équipe à laquelle il appartient.

Pierre doit désapprendre le rôle de membre de cette équipe, pour accepter son nouveau rôle, chef de cette équipe.

Nous pourrions ainsi multiplier les exemples, car tout passage d’une fonction à une autre implique un changement d’identité de rôle. Une conscience aiguë de nos identités de rôle est de grande valeur pour la réussite de notre vie.

Le rôle du coach est d’aider ses clients à s’éveiller, de les inviter à prendre conscience de qui ils sont et des rôles réels qu’ils endossent à ce moment de leur vie pour les accompagner dans le voyage qu’ils font dans le monde, afin de les guider vers l’atteinte de leurs objectifs.

Son rôle est de les accompagner également dans leur voyage intérieur, lorsque le moment est venu de quitter certaines identités de rôle, pour en apprendre de nouvelles et de les aider à reconsidérer leurs valeurs, c’est-â-dire, discerner ce qui est véritablement important pour eux au fil de leur vie.

L’apprentissage du développement

Le coaching nous permet d’apprendre à nous développer à notre propre rythme. Au fur et à mesure de notre évolution et selon notre âge, nous avons besoin d’apprendre et d’apprécier les différentes étapes du développement de l’adulte. Ce que nous voulions à vingt ans est rarement ce que nous voulons à quarante. Nous devons apprendre à vivre dans le présent, tout en ayant conscience de notre avenir.

L’apprentissage du développement de l’adulte consiste à savoir où et qui nous sommes maintenant, qui nous serons dans le futur et quels sont nos objectifs pour les cinq, dix, quinze ans à venir. Cette position est une position mature, nous devons élargir la conscience de notre identité, pour nous canaliser dans la direction qui est la nôtre, avoir le sentiment d’être nous-mêmes, d’être en congruence avec notre environnement actuel. Cette prise de conscience est enracinée dans nos valeurs et nos attitudes.

Comme nous le disions précédemment, un individu a besoin de coaching, lorsqu’il se sent perdu et fragmenté. Le coaching répond aux besoins qui se présentent lorsqu’une personne ne sait plus très bien qui elle est, où elle en est, quelle direction prendre ; le coaching est une aide appropriée quand une personne a perdu le fil conducteur de sa vie et le sens qu’elle lui donnait jusqu’alors, lorsque ses projets professionnel et personnel font défaut. La tâche d’un coach est alors de l’aider à se reconstruire, à retrouver ses marques et à s’orienter pour qu’il puisse apprendre à se réapproprier et à utiliser son radar et son gyroscope à nouveau.

L’intériorisation des valeurs

Le coaching nous aide à intérioriser nos vraies valeurs et à les traduire en activités. Si c’est une évidence de dire qu’il est primordial pour les managers, les personnes clefs d’une organisation, d’être en contact avec leurs propres valeurs, c’est aussi essentiel pour les autres membres d’une organisation de pouvoir se déterminer. La tâche du coach est de leur apprendre à intérioriser leurs valeurs, à créer leurs propres paradigmes et à s’orienter dans une direction spécifique et consciente. Pour qu’une organisation puisse continuer à se développer, à s’épanouir, les personnes clefs dans les postes clefs doivent savoir pourquoi elles font ce qu’elles font.

Ces personnes décident des orientations et des stratégies de l’entreprise et pour cela elles doivent être en accord avec elles-mêmes, avoir résolu leurs contradictions, avoir trouvé leur propre équilibre de vie.

Les managers n’ont qu’un besoin secondaire de solutions, ils ont, avant tout, besoin de vision, de donner un sens à leurs actions, d’être en accord avec leurs valeurs car nous pouvons rappeler de manière quelque peu lapidaire le célèbre constat de certains consultants : dès qu’une solution est trouvée et appliquée, elle est déjà obsolète.

Bien sûr, ce qui est valable pour les responsables d’entreprise l’est également pour chacun d’entre nous, car nous sommes tous responsables de notre vie et de la cohérence de nos actions.

Les changements de comportements

Le coaching nous encourage à générer des comportements adaptés à la situation. Comme le disait déjà Aristote en son temps : « N’importe qui peut se mettre en colère, la difficulté est de se mettre en colère de manière appropriée, au moment approprié, avec la personne appropriée. »

Un comportement est l’ensemble de nos gestes observables et de nos activités dans un contexte et un environnement donnés. Tout comportement qui favorise la réalisation de nos objectifs, de nos buts personnels, peut être considéré comme « fonctionnel ». À l’inverse, est considéré comme dysfonctionnel tout comportement qui vient contrecarrer la réalisation de nos objectifs. Si nous pouvions systématiquement relier nos buts à l’ensemble des composants de notre personnalité, c’est-à-dire à nos identités de rôle, nos valeurs, nos croyances, nos attitudes mentales, peut-être pourrions-nous générer alors les comportements les plus efficaces compte tenu du but visé. Mais, la mise au jour d’un objectif clair n’est pas toujours accompagnée d’un changement de comportement. Un individu peut très bien changer d’identité de rôle sans pour autant changer de comportement. Il existe chez chacun de nous une tendance naturelle à maintenir des comportements anciens, même s’ils ne sont plus adaptés ni à nos nouveaux rôles ni à nos objectifs.

Le coach doit connaître des stratégies pour modifier des comportements actuels et générer des comportements nouveaux qui permettent à ses clients d’atteindre leurs objectifs et de réaliser leurs buts avec élégance et efficacité. Un coach doit savoir comment gérer la relation pour créer un rapport de qualité et encourager son client à s’exprimer librement. Les capacités à établir une relation de qualité et à agir à partir d’une attitude permissive font partie des moyens indirects et efficaces pour encourager une personne à changer ses comportements et à en mettre d’autres à la place.

L’excellence et la maîtrise professionnelle

Le coaching facilite le développement de l’expertise professionnelle. Nous pouvons mesurer le savoir-faire et la maturité d’un coach à sa capacité de savoir ce qu’il ne faut pas faire. En effet, souvent pris par l’urgence des situations, un responsable peut avoir tendance à préconiser des solutions sans pour autant avoir fait un diagnostic complet de la situation complexe dans laquelle il évolue.

Par exemple : un manager peut, croyant bien faire, décider rapidement de mettre en place des moyens, des solutions pour régler une situation problématique, sans qu’il n’ait défini explicitement en quoi la situation est un problème, quelles en sont les limites et quels sont les objectifs poursuivis. Il peut vouloir, comme nous l’avons vécu en tant que consultants dans une grande organisation, mettre en place une politique de délégation sans avoir, d’une part, réfléchi à ce qu’il mettait derrière le mot « délégation » ni, d’autre part fait le nécessaire pour qu’un minimum de cohésion dans son équipe soit assuré. Il est évident que dans des conditions pareilles, un tel projet ne peut pas être mis en place réellement. Le projet est voué à l’échec car il ne peut donner lieu qu’à des déclarations de principe et à des voeux pieux, dont le résultat sera une augmentation de l’insatisfaction des membres de l’équipe.

Dans toutes les situations d’entreprise, le coach apporte aux responsables une capacité de prendre de la distance, à ne pas regarder la route « le nez sur le guidon ». Le fait de prendre le temps de l’analyse et de la réflexion, de mettre au jour autant les objectifs de l’entreprise que leurs objectifs propres, de mesurer le niveau de cohérence entre les deux, de tenir compte de la dimension complexe et paradoxale des responsabilités qu’ils ont à assumer permet aux responsables de fonctionner de façon adéquate et ajustée.

Il est important de préparer les managers, les équipes, les organisations à devenir autonomes, visionnaires, à avoir des comportements d’intrapreneurs et d’entrepreneurs. Le rôle du coach est de transformer des organisations rigides, pyramidales, formelles, en réseaux d’apprentissage informels, de générer des individus autonomes, qui savent se motiver tout seuls. Les coachs renforcent l’autonomie, la maturité, la confiance et la prise de risques. Ils aident les organisations dans lesquelles ils interviennent à devenir plus puissantes et plus visionnaires.

L’invention du futur

Le coaching aide à penser plus clairement, à être plus éveillés, plus excités par les perspectives que nous offre l’avenir ; il aide à vivre avec plus d’optimisme et plus d’espoir pour accueillir le futur. Dans ce cadre-là, dans cet état d’esprit, nous pourrons alors créer le futur que nous désirons.

Trop peu d’entre nous maîtrisent réellement leur futur. Nous le subissons en réagissant aux événements au coup par coup, sans avoir une vision de l’ensemble et sans prendre en charge la création de notre avenir. Nous laissons cette tâche aux autres, en espérant qu’ils le feront bien à notre place, dans la mesure où nous doutons de nous-mêmes.

Néanmoins, en rendant les autres responsables de notre vie, nous devenons démotivés, cyniques, effrayés et pessimistes.

Le coaching nous fournit une aide pour rester alertes, aux aguets, pour donner un sens à notre propre futur et créer un avenir meilleur.

Grâce au coaching, nous pouvons ne pas nous contenter de réagir à notre présent. Le coach facilite le développement individuel de la capacité de prévoir et d’aiguiser l’esprit d’entreprise. Il nous montre comment créer l’avenir que nous désirons et comment nous réaliser à travers nos projets ; comment devenir nous-mêmes notre propre créateur ; comment rester motivés et engagés parce que nous sommes préparés au futur et que nous donnons un sens à notre vie.

Le coach nous permet de devenir l’auteur de notre propre vie et d’en écrire nous-mêmes les différents chapitres passionnants.