L’hypnose en thérapie

A travers les siècles, on retrouve des témoignages de l’utilisation de l’Hypnose sur tous les continents : druides, prêtres, sorciers, chamanes, marabouts, guérisseurs…

L’origine étymologique du mot ’’Hypnose’’ renvoie au mot grec ’’Hypnos’’ qui désignait le Dieu du sommeil.

L’état de transe hypnotique est un état modifié de conscience, situé entre la veille et le sommeil. Il peut être induit par soi-même ou par une tierce personne ou apparaître spontanément.

Cet état se caractérise par une réceptivité et une disponibilité accrue pour l’intégration des suggestions.

En Hypnothérapie et en développement personnel, l’Hypnose représente l’utilisation de cet Etat Modifié de Conscience (EMC).

Qu’il s’agisse de la thérapie des émotions, de la thérapie de couples ou la thérapie de la libido

L’hypnose est un moyen thérapeutique qui en association ou non avec la TEAME permet de résoudre et de soigner beaucoup de cas.

Sans moyen intrusif, sans moyen chimique avec une action spécifiquement sur ce qu’on l’appelle le Moi intérieur, le Moi profond et d’une manière général la partie non consciente de nos émotions, celles qui induisent des comportements, des excès ou des défauts d’émotions, des habitus avec ou non des manifestations somatiques ou émotionnelles surajoutées…

Bien sûr une consultation bien un praticien expérimenté permet après une anamnèse bien conduite, un examen psychologique spécialisé de porter des indications précises à l’hypnose thérapeutqiue.

Certains de nos patients ne sont redevables que d’un coaching de vie individuel, d’autres bénéficieront avec bonheur d’une TEAME, en fin certains ne seront accessibles qu’à l’hypnose thérapeutique.

D’autres auront des indications mixant un coaching, une TEAME et hypnose afin de rétablir ou de créer des conditions à une vie harmonieuse leur permettant un épanouissement personnel ou:et professionnel…

La caractéristique la plus significative de l’état hypnotique ou « état de conscience modifié » est probablement la dissociation, c’est-à-dire la simultanéité d’une activité mentale consciente et d’une activité mentale inconsciente, activités séparées l’une de l’autre.

L’hypnose n’est pas une panacée.

Elle n’est efficace que le si le diagnostic a été bien posé, corroboré par un diagnostic différentiel et une recherche des causes réelles des troubles qui ont amener à consulter ou qui ont été découverte lors de l’examen clinique…

L’hypnose ? Mais qu’est-ce que c’est ?

Les recherches portant sur la spécialisation des hémisphères cérébraux

constituent l’une des théories récentes qui ont contribué à identifier l’état hypnotique comme un état naturel et non artificiel. Rappelons que, selon cette théorie, chacun des hémisphères serait spécialisé dans un type différent d’appréhension de la réalité : le cerveau gauche dans les comportements d’éveil, et le droit pendant le rêve, la rêverie, la création artistique, la transe hypnotique, etc.

Le cerveau gauche a des fonctions essentiellement digitales (verbales, logico-grammaticales, rationnelles, abstraites, analytiques, dirigées, focalisées, etc.), alors que le droit se charge des activités de type analogique (non verbales, visuo-spatiales, intuitives, concrètes et littérales, synthétiques, spontanées, diffuses, etc.). L’état hypnotique correspondrait dans cette perspective à une activation du cerveau droit

La caractéristique la plus significative de l’état hypnotique ou « état de conscience modifié » est probablement la dissociation, c’est-à-dire la simultanéité d’une activité mentale consciente et d’une activité mentale inconsciente, activités séparées l’une de l’autre.

Déjà Pierre Janet distinguait deux niveaux de comportements, celui de la volonté et celui de l’activité réflexe, l’hypnose correspondant à une forme d’automatisme dans lequel le premier niveau est aboli.

Les auteurs anglo-saxons utilisent parfois le terme de parallel awareness pour décrire ce phénomène de vigilance à plusieurs niveaux (Yapko, 1990).

L’un de ces niveaux conserve toute la force logique de la raison, assurant un décodage. Décodage réaliste de ce qui se passe dans l’expérience vécue.

Cette « partie de la personne », gardienne de l’appréciation objective, a été appelée par Hilgard (1977) l’« observateur caché » (hidden observer).

En quelque sorte, une partie du moi, lucide et critique, observe l’autre partie du moi plongée dans la transe.

La dissociation correspond à un fonctionnement plus autonome, tant de l’activité mentale consciente que de l’activité mentale inconsciente, par contraste avec leur fonctionnement habituellement intégré. Elle amplifie la perception de certaines composantes de l’expérience vécue tout en diminuant la perception d’autres composantes.

une partie du moi, lucide et critique, observe l’autre partie du moi

C’est du reste une expérience naturelle, familière à chacun, et nombre d’expressions courantes reflètent assez justement cette forme de division de soi : « je suis hors de moi », « à côté de mes pompes », « entre chaise et fauteuil », « entre le zist et le zest », etc.

Plus la transe est profonde, plus forte sera la dissociation, plus grande sera la probabilité des réponses inconscientes. Hilgard, quant à lui, refuse d’utiliser le mot « transe » en hypnose, le trouvant trop « -traditionnel », et préférant penser que la dissociation peut avoir des degrés différents (cité in : Yapko, 1990).