La blessure maternelle – Dr Jean-Victor Belmère – Rabat – Maroc
La blessure maternelle : comprendre une empreinte relationnelle sans juger
Lorsqu’on évoque la « blessure maternelle », beaucoup imaginent immédiatement un manque d’amour manifeste, une négligence grave ou une malveillance.
Dans la pratique clinique, la réalité est souvent plus subtile.
La blessure maternelle ne se réduit pas à l’absence d’affection.
Elle apparaît lorsque la fonction maternelle — entendue comme capacité à offrir sécurité affective, présence émotionnelle et contenance — n’a pas pu s’inscrire de manière suffisamment stable dans la relation précoce.
Une mère peut aimer profondément.
Et pourtant être débordée.
Anxieuse.
Fatiguée.
Fragilisée par son histoire.
Limitée par un contexte social, conjugal ou économique.
👉 Il ne s’agit pas de juger une mère.
Il s’agit de nommer une empreinte relationnelle précoce.

L’hyper-contrôle mental se manifeste par une anticipation constante, une analyse continue et une incapacité à se reposer intérieurement. Ce n’est pas un défaut, mais une stratégie protectrice du système nerveux. L’hypnothérapie clinique permet d’agir sur ces automatismes pour restaurer un véritable calme intérieur.. Dr Jean-Victor Belmère
Qu’appelle-t-on “fonction maternelle” en clinique ?
Dans les approches développementales et neuro-émotionnelles, la fonction maternelle ne désigne pas uniquement une personne.
Elle renvoie à un ensemble de processus relationnels fondamentaux :
- capacité à apaiser la détresse
- disponibilité émotionnelle
- cohérence affective
- accueil des émotions
- protection psychique
- régulation conjointe du stress
- continuité relationnelle
C’est à travers ces interactions répétées que le cerveau du nourrisson apprend :
- à se calmer
- à faire confiance
- à reconnaître ses états internes
- à percevoir le monde comme relativement sûr
- à sentir qu’il peut exister sans danger.
La fonction maternelle constitue ainsi l’une des premières matrices de la sécurité intérieure.
Quand cette fonction est fragilisée
Il n’est pas nécessaire qu’il y ait eu violence ou abandon manifeste pour qu’une blessure se constitue.
Des fragilisations peuvent apparaître lorsque la mère est :
- chroniquement anxieuse
- dépressive
- surmenée
- isolée
- endeuillée
- en situation de précarité
- absorbée par des difficultés conjugales
- elle-même porteuse de blessures non résolues
Dans ces contextes, la présence peut devenir intermittente.
L’accordage émotionnel fluctuant.
La capacité à contenir la détresse de l’enfant limitée.
Le climat relationnel devient alors imprévisible pour le système nerveux en construction.

L’hyper-contrôle mental s’exprime par une anticipation permanente, une activité cognitive incessante et une difficulté à accéder au repos intérieur, même en l’absence de danger immédiat.
Il ne constitue pas un défaut de fonctionnement, mais une réponse protectrice mise en place par le système nerveux face à des contextes prolongés d’insécurité ou de surcharge.
L’hypnothérapie clinique vise à moduler ces automatismes neuro-physiologiques afin de rétablir des états de régulation plus stables et une expérience subjective durable de calme interne.
Dr Jean-Victor Belmère
Ce que l’enfant apprend dans ces environnements
Face à ces variations précoces, l’enfant développe des stratégies adaptatives :
- inhiber ses besoins
- devenir “sage”
- se débrouiller seul trop tôt
- hyper-scanner l’humeur de l’autre
- calmer l’adulte
- minimiser ses émotions
- se dissocier intérieurement
- chercher la fusion ou, au contraire, s’en protéger
Ces stratégies ne sont pas pathologiques.
Elles sont intelligentes dans leur contexte.
Elles permettent de maintenir le lien.
Mais ce qui protège un enfant peut devenir, chez l’adulte, une source d’épuisement, d’anxiété ou de confusion identitaire.
Les manifestations à l’âge adulte
À l’âge adulte, la blessure maternelle peut s’exprimer par :
- difficulté à se sentir en sécurité émotionnelle
- peur de dépendre
- hyper-autonomie
- anxiété relationnelle
- difficulté à recevoir du soutien
- besoin intense d’être rassuré
- sentiment de vide affectif
- hypersensibilité au rejet
- oscillation entre fusion et retrait
- difficulté à identifier ses besoins
- fatigue émotionnelle chronique
Souvent, ces personnes fonctionnent très bien extérieurement.
Mais intérieurement, le système nerveux reste mobilisé.
Pourquoi comprendre ne suffit pas toujours
Nombre de patients disent :
« Je sais que ma mère faisait ce qu’elle pouvait… mais je me sens quand même en alerte. »
Cette discordance est fréquente.
Elle ne traduit pas une résistance.
Elle reflète le fait que ces empreintes se sont inscrites dans des circuits rapides, non verbaux, corporels.
Le mental comprend.
Le corps continue parfois d’anticiper.
👉 La blessure ne se loge pas seulement dans le souvenir, mais dans la physiologie.
L’apport spécifique de l’hypnothérapie clinique
Dans une approche hypnothérapeutique contemporaine, le travail ne se limite pas à raconter l’histoire.
Il vise à transformer la manière dont ces expériences sont encodées dans le système nerveux.
Sous hypnose thérapeutique, on peut travailler sur :
- la régulation autonome
- la diminution de l’hyper-vigilance
- la restauration d’un sentiment corporel de sécurité
- la modification des croyances implicites
- l’intégration de nouvelles expériences internes
- la consolidation de l’auto-apaisement
- la capacité à recevoir du soutien
- la reconstruction d’une base affective interne
Ce travail repose sur la répétition d’expériences subjectives sécurisantes, qui permettent au cerveau de créer de nouveaux chemins.
Réintroduire la contenance intérieure
L’un des axes centraux consiste à permettre au patient d’intégrer intérieurement :
- une présence stable
- une voix rassurante
- une capacité à accueillir ses émotions
- une protection symbolique
- un droit à la dépendance saine
- une continuité affective
Par la respiration lente, la perception corporelle, l’imagerie réparatrice, les métaphores thérapeutiques, le système nerveux apprend progressivement à se réguler autrement.
Ce qui n’a pas pu s’installer suffisamment tôt peut devenir incorporé à l’âge adulte.
Une lecture clinique, sans accusation
Nommer la blessure maternelle de cette façon permet de sortir :
- de la culpabilisation
- des procès familiaux
- de la honte
- des récits figés
- de l’auto-dévalorisation
Il ne s’agit pas de blâmer.
Il s’agit de comprendre.
Et d’ouvrir un espace de transformation.
Conclusion
La blessure maternelle n’est pas une condamnation.
Elle n’implique pas un manque d’amour.
Elle correspond souvent à une fonction affective fragilisée par des circonstances humaines complexes.
La reconnaître, c’est déjà sortir de la confusion.
La travailler en hypnothérapie permet de restaurer progressivement une sécurité intérieure plus stable, une capacité à accueillir ses émotions et à se sentir légitime dans la relation.
💬 Cette distinction entre la mère réelle et la fonction maternelle vous paraît-elle importante dans la compréhension de votre histoire ?
Dr Jean-Victor Belmère
Hypnothérapeute exclusif
Coaching médical spécialisé
RENDEZ-VOUS SECRÉTARIAT
+212 666 535 866 +212 666 783 504
#blessurematernelle #fonctionmaternelle #hypnotherapie #securiteaffective #attachement #regulationemotionnelle #traumadeveloppemental #therapieintegrative #santepsychique #developpementpersonnel #neuroemotionnel #relations #memoirecorporelle

