Épuisement neuro-émotionnel chronique et désafférentation relationnelle chez l’homme adulte

 Identification clinique synthétique

	•	Homme d’environ 50–55 ans
	•	Expression neutre, regard légèrement absent, non dépressif
	•	Posture correcte mais peu habitée (épaules stables, corps “en veille”)
	•	Lumière naturelle douce (fin d’après-midi), ambiance calme
	•	Intérieur domestique réel (salon, table, canapé), aucun symbole thérapeutique
	•	Si la conjointe est présente : proximité spatiale mais distance relationnelle subtile
	•	Aucune dramatisation, aucune larme, aucune tension manifeste Dr Jean-Victor Belmère
Sujet : Homme, 54 ans
Situation familiale : Marié depuis 26 ans
Contexte social et professionnel : Vie fonctionnelle, responsabilités prolongées, charge mentale élevée, absence de rupture aiguë
Motif de consultation (formulé indirectement) :
 
« Je suis là sans être là. J’aime ma femme, mais je ne ressens plus rien. »

Motif de consultation réel (au-delà du symptôme apparent)

 
Le patient ne consulte pas pour un conflit conjugal, mais pour une perte de présence subjective, vécue comme :
•anesthésie émotionnelle progressive,
•disparition du ressenti affectif sans rejet de l’autre,
•fonctionnement automatique,
•sentiment de regarder sa propre vie « derrière une vitre ».
 
Il exprime une peur tardive, non pas de la séparation, mais de l’absence de manque :
 
« Elle est partie une semaine… et elle ne m’a pas manqué. »

Anamnèse clinique fonctionnelle

3.1 Évolution silencieuse du trouble

•Absence de crise identifiable
•Pas de conflit ouvert
•Glissement lent vers une relation de cohabitation
•Économie progressive de l’énergie relationnelle
•Réduction de la parole spontanée (« version courte »)
•Retrait attentionnel non conscient
 
Le patient ne décrit ni colère, ni dépression caractérisée, mais une fatigue ancienne, normalisée.
 

3.2 Fonctionnement neuro-émotionnel

Le discours met en évidence un mode de régulation dominant :
•hyper-adaptation chronique,
•priorisation des tâches et des menaces,
•désactivation des circuits de connexion.
 
 Le système nerveux fonctionne en mode survie prolongée, avec :
•hypervigilance basse,
•effondrement de la disponibilité relationnelle,
•inhibition des affects positifs.
 

Hypothèse clinique centrale

Il ne s’agit pas d’une perte d’amour, mais d’une incapacité neuro-fonctionnelle à ressentir la connexion.
 
La relation conjugale est intacte sur le plan structurel, mais désafférentée sur le plan sensoriel et émotionnel.
 
Le patient n’est pas absent par désengagement,
il est absent par épuisement régulatoire.
 
	•	Homme d’environ 50–55 ans
	•	Expression neutre, regard légèrement absent, non dépressif
	•	Posture correcte mais peu habitée (épaules stables, corps “en veille”)
	•	Lumière naturelle douce (fin d’après-midi), ambiance calme
	•	Intérieur domestique réel (salon, table, canapé), aucun symbole thérapeutique
	•	Si la conjointe est présente : proximité spatiale mais distance relationnelle subtile
	•	Aucune dramatisation, aucune larme, aucune tension manifeste

Dr Jean-Victor Belmère en hypnothérapie

Diagnostic hypnothérapeutique

5.1 Diagnostic principal

État de survie chronique avec anesthésie émotionnelle relationnelle
 
Caractéristiques :
•présence corporelle réduite,
•attention fragmentée,
•affectivité mise en veille,
•automatisation des interactions intimes.
 

5.2 Diagnostics associés

•Désynchronisation relationnelle progressive
•Fatigue décisionnelle
•Appauvrissement du champ perceptif interne
•Dissociation fonctionnelle légère (sans rupture du réel)
 

 Indication hypnothérapeutique

L’indication n’est pas un travail de couple en première intention, ni une communication dirigée.
 
L’indication est :
 Une restauration de la sécurité neuro-physiologique, préalable à toute reconnexion affective.
 
Objectif prioritaire :
•faire sortir le système du mode survie,
•réactiver la capacité de présence,
•restaurer l’accès aux micro-signaux relationnels.
 

Axes thérapeutiques retenus

Axe 1 — Régulation du système nerveux

•Désactivation progressive de l’hyper-scan
•Installation de signaux de sécurité internes
•Ralentissement attentionnel

Axe 2 — Ré-afférentation de la présence

•Réhabituation à l’écoute réelle
•Réinvestissement du regard, du silence partagé
•Réintégration du corps dans l’échange

Axe 3 — Réactivation émotionnelle douce

•Pas de recherche de sentiment
•Autorisation du ressenti spontané
•Émergence non forcée de la connexion
 
 

Processus thérapeutique observé

 

Phase 1 — Réapparition de l’écoute

Le patient rapporte une qualité nouvelle d’attention, sans effort conscient.

Phase 2 — Présence corporelle partagée

Capacité à rester physiquement présent sans retrait automatique.

Phase 3 — Synchronisation relationnelle

Moments prolongés de parole simple, sans distraction.

Phase 4 — Réémergence du lien tactile

Retour spontané de gestes affectifs abandonnés.

Phase 5 — Résonance émotionnelle

Réactivation du rire, du plaisir partagé, de la reconnaissance mutuelle.
 
 
 

Résultat thérapeutique subjectif

 
Le patient formule une transformation identitaire subtile mais majeure :
 
« Je suis revenu. »
 
La partenaire verbalise :
 
« J’ai l’impression d’avoir retrouvé mon mari. »
 
Ce n’est pas une amélioration comportementale,
mais une restauration de la présence incarnée.
 

Conclusion clinique

 
Ce cas illustre un phénomène fréquent mais peu nommé :
 
Quand la connexion disparaît, ce n’est pas toujours la relation qui est en cause, mais le système qui n’a plus la capacité de se relier.
 

L’hypnothérapie, ici, agit comme :

•un réapprentissage de la sécurité interne,

•une réouverture de l’accès à l’expérience vivante,

•un retour progressif de l’être-là.

 

 Dr Jean-Victor Belmère

Je vous accompagne pour vous retrouver et vous apaiser

Hypnothérapeute exclusif
Coaching médical spécialisé
CIHM – Approche Corps–Conscience élargie

Docteur en Médecine, 
Docteur en Biologie humaine, 
Neuro-Psychiatre, spécialiste Neurosciences
(Maitre de conférences agrégé en neurophysiologie)

Tél/WhatsApp
+212 666 535 866 ou +212 666 783 504

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